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Vendée Globe : Clément Giraud, 21e à franchir la ligne des Sables-d’Olonne

Il s’était fixé comme « objectif caché » de boucler son tour du monde en solitaire en moins de cent jours. Après 99 j, 20 h et 8 min de mer, Clément Giraud (Compagnie-du-lit-Jiliti) a franchi, mardi matin 16 février, la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne et termine en 21e position du Vendée Globe, qui compte encore quatre concurrents en course.

« Je suis fier d’avoir tenu, j’ai encore grandi », a souligné le Français, qui a beaucoup souffert lors des derniers jours de navigation, avec une houle à « 7-8 mètres » selon lui. « Deux jours avant l’arrivée, j’ai pu encore apprendre des choses sur mon bateau. Je suis content d’avoir joué la carte de la course, celle du régatier », s’est félicité le skippeur de 40 ans, qui avait été privé en 2019 de la Transat Jacques-Vabre en raison de l’incendie de son Imoca.

Il fera son entrée dans le chenal vers 16 h 45 après avoir parcouru 28 137 milles à 11,74 nœuds de moyenne. Derrière Giraud, la Britannique Miranda Merron (Campagne-de-France) pointait mardi midi à 388 milles (718 km) du port vendéen, devançant le Français Manuel Cousin (Groupe-Sétin) de 541 milles.

Le Vendée Globe a été remporté par le Français Yannick Bestaven (Maître-Coq IV), arrivé le 28 janvier en un peu plus de quatre-vingts jours, au terme d’un final haletant.

Vendée Globe : un très faible nombre d’abandons

La recette de cette édition du Vendée Globe a été perdue. Jamais on ne retrouvera un final aussi époustouflant. Mais, surtout, jamais un nombre d’abandons n’aura été aussi bas : huit à ce jour et après quatre-vingts jours de course. Lors des huit éditions précédentes, la moitié de la flotte avait parfois été décimée.

Comment l’expliquer ? D’abord, comme certains l’avancent, la classe Imoca se serait montrée plus insistante sur les bateaux engagés sur le Vendée Globe, en les priant de participer au circuit de courses afin d’accumuler plus de milles et d’expérience.

Il semble, surtout, que les projets, y compris les plus modestes, ont pu bénéficier de plus de temps et d’un financement qui n’a pas fait défaut. Le cas de Pip Hare (Medallia), sur un bateau coffre-fort, plaide pour cette hypothèse.

Pour Arthur Hubert, le « boat captain » de Louis Burton, l’application WhatsApp a également « considérablement raccourci les temps de réponse de la terre ». « Elle a permis en temps réel de prendre la mesure des solutions apportées au skipper à travers la diligence des fournisseurs, équipementiers, et surtout des équipes techniques en cas de casse », détaille celui qui pilote l’équipe technique.

Reste que les abandons ont touché fortement les foilers – ces bateaux « volants » de nouvelle génération (Corum, Arkéa-Paprec, Hugo Boss). La plus solide explication serait à chercher du côté « des quilles et mâts monotypes qui ont permis de mieux sécuriser les bateaux », comme le suggère Kevin Escoffier. « WhatsApp ne peut hélas pas grand-chose quand la quille lâche ou que le mât tombe », explique le marin, qui a dû abandonner son bateau (PRB) fin novembre, victime d’une voie d’eau.

Le Monde avec AFP

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