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Vaccination contre le Covid-19, accord sur les relations post-Brexit, tempête Bella…, les cinq infos à retenir du week-end

  • La vaccination contre le Covid-19 a débuté en France

Mauricette, première personne vaccinée en France contre le Covid-19, à Sevran (Seine-Saint-Denis), le 27 décembre 2020.

Une vingtaine de personnes âgées et de soignants ont été les premiers en France à se faire vacciner, dimanche 27 décembre, contre le Covid-19, au terme d’une année endeuillée par les plus de 62 500 morts d’une infection liée au SARS-CoV-2 dans le pays. « Je suis émue », a déclaré la première vaccinée, Mauricette, une ancienne aide ménagère de 78 ans pris en charge à l’hôpital René-Muret de Sevran, dans la Seine-Saint-Denis.

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La campagne de vaccination, qui doit se poursuivre en trois grandes étapes jusqu’à la fin du printemps, commence alors que les autorités redoutent une troisième vague dans les semaines qui suivent les fêtes de fin d’année. « L’objectif des 5 000 [cas de contamination par jour] s’éloigne », s’est inquiété le ministre de la santé, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du dimanche. M. Véran s’est dit prêt à prendre « les mesures nécessaires si la situation devait s’aggraver », n’excluant pas la possibilité d’un troisième confinement, d’autant que la détection en France, le 25 décembre, d’un patient porteur du variant plus contagieux du SARS-CoV-2 observé au Royaume-Uni fait craindre une augmentation du nombre de cas.

  • Des milliers foyers privés d’électricité après le passage de la tempête Bella

Sur le littoral de la commune de Porspoder (Finistère), au nord-ouest de Brest, dimanche 27 décembre.

Un peu plus de 12 000 foyers ont été privés d’électricité, dimanche 27 décembre au matin, en Bretagne et en Normandie, et jusqu’à 6 000 l’ont été dans le Nord et le Pas-de-Calais, à la suite du passage de la tempête Bella, a annoncé Enedis, gestionnaire du réseau électrique.

Bella est qualifiée par Météo-France de « tempête hivernale classique pouvant se produire plusieurs fois par an ». Le service de météorologie avait prévenu que « quelques dégâts pourraient affecter les réseaux de distribution d’électricité et de téléphone. »

La vigilance orange pour vents violents a été levée dimanche matin pour le Finistère et la Manche, mais « les rafales peuvent encore atteindre 100 km/h ponctuellement sur la façade atlantique et un grand quart nord-ouest de la France, et jusqu’à 120 km/h sur la côte, de la Vendée à l’Aquitaine », selon Météo-France. Aucun dégât d’importance n’a été constaté, dimanche après-midi, sur les côtes françaises comme dans le sud de l’Angleterre, où la tempête a frappé le littoral dans la journée de samedi.

  • L’accord post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne rendu public

Le négociateur du Brexit pour l’Union européenne, Michel Barnier, tient en main l’accord réglementant les relations entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni, à Bruxelles, le 25 décembre.

Le gouvernement britannique et la Commission européenne ont publié, samedi 26 décembre, l’intégralité de l’accord historique encadrant leurs relations post-Brexit, un texte de 1 246 pages qu’ils doivent adopter en seulement quelques jours avant son application, le 1er janvier à minuit.

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A Bruxelles, une réunion est prévue dès lundi entre ambassadeurs des Vingt-Sept et autour de Michel Barnier pour lancer la signature du projet par les Etats membres. Ils devront également décider d’une application provisoire, car le Parlement européen ne pourra le ratifier qu’au début de 2021. Les députés britanniques, quant à eux, sont appelés à rentrer de vacances pour débattre du texte dès mercredi. Son adoption fait peu de doutes, même l’opposition travailliste comptant le soutenir.

  • Vote dans le calme mais sous pression en Centrafrique

Dans un bureau de vote de Bangui, la capitale centrafricaine, le 27 décembre.

Les Centrafricains ont pu voter, dimanche, pour élire leur président et leurs députés même si une partie en ont été empêchés dans un pays toujours en guerre civile et sous la menace d’une nouvelle offensive rebelle contre le régime du sortant et favori, Faustin-Archange Touadéra.

Les groupes armés qui contrôlaient déjà deux tiers du territoire – et ont juré, il y a neuf jours, de « marcher sur Bangui » pour empêcher le scrutin – ont été tenus à distance de la capitale de ce pays parmi les plus pauvres, grâce au renfort de centaines de paramilitaires russes, soldats rwandais et casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).

Les rebelles ont finalement reçu dimanche le soutien public de l’ex-président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée début décembre et qui, après avoir démenti mener un « coup d’Etat » à leur tête, a appelé à boycotter les scrutins. La tenue de ces élections présidentielle et législatives est un enjeu majeur pour le pays, mais aussi pour la communauté internationale, qui tente de l’aider à se reconstruire et d’y maintenir une sécurité, toute relative, depuis 2014.

  • Un déjeuner confidentiel entre un conseiller de l’Elysée et Marion Maréchal

Marion Maréchal et Bruno Roger-Petit, conseiller à l'Elysée, ont déjeuné ensemble le 14 octobre, à la brasserie Le Dôme, à Paris.

Selon les informations du Monde, Bruno Roger-Petit, l’un des plus anciens collaborateurs d’Emmanuel Macron à l’Elysée, et Marion Maréchal, ex-députée du Vaucluse et figure de l’extrême droite identitaire, ont partagé un repas à la brasserie Le Dôme, à Paris, le 14 octobre.

Le contenu des discussions n’a pour l’instant pas filtré, mais depuis plusieurs mois Bruno Roger-Petit pousse le président à « trianguler » soit à piocher des propositions dans les thèmes fédérateurs des uns et des autres et à transgresser les clivages traditionnels. Le but est de trouver des moyens de séduire des électeurs des camps adverses ou qui ne sont pas acquis naturellement, à un peu plus d’un an de la prochaine élection présidentielle.

Les deux intéressés ont confirmé ce rendez-vous. « Je ne refuse jamais de discuter par principe », a fait savoir Marion Maréchal, tandis que Bruno Roger-Petit affirme qu’il voulait « savoir ce qu’elle avait à dire et si elle était en résonance avec l’état de l’opinion – ce qui n’est pas le cas. J’ai dû constater que nous étions en désaccord ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un conseiller d’Emmanuel Macron a déjeuné secrètement avec Marion Maréchal en octobre à Paris

Et aussi…

Niger. Trente candidats participaient au scrutin présidentiel de dimanche, qui pourrait se solder, pour la première fois depuis l’indépendance de cette ancienne colonie française en 1960, par une transmission démocratique et pacifique du pouvoir entre deux présidents élus au suffrage universel.

Etats-Unis. Des millions d’Américains ont vu leur assurance-chômage expirer, alors que Donald Trump continue de refuser de promulguer le plan de relance de près de 900 milliards de dollars (735 milliards d’euros) qui avait pourtant été voté lundi dernier par le Congrès, après des mois d’âpres négociations. Le président lui reproche notamment des fonds insuffisants versés directement aux familles américaines.

Résistance. Ancien soldat et résistant, Raymond Savoyat est mort samedi, à l’âge de 96 ans. Il avait participé à l’évacuation du camp de concentration allemand de Buchenwald, en 1945.

Espionnage. George Blake, agent double britannique qui espionnait pour les Soviétiques et qui travaillait pour le compte des renseignements de l’URSS dans les années 1950, est mort à l’âge de 98 ans. Vladimir Poutine a présenté ses « sincères condoléances » dans un communiqué du Kremlin.

Le Monde avec AFP

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