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Vaccin d’AstraZeneca et cas de thrombose : l’Agence européenne des médicaments tiendra une conférence de presse mercredi après-midi

De nouvelles recommandations de l’AEM sont attendues au sujet du vaccin d’AstraZeneca.

L’Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé par voie de communiqué qu’elle tiendrait, mercredi 7 avril à 16 heures (heure de Paris), une conférence de presse traitant du lien potentiel qui existe entre le vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 et la formation de caillots sanguins. Cette dernière examinera « la conclusion de l’examen du signal d’alarme » lancé à propos de ce vaccin par rapport à « des cas de thrombose », a précisé le régulateur européen.

La directrice exécutive de l’AEM, Emer Cooke, participera aux côtés d’autres responsables de l’agence à cette conférence après la suspension par plusieurs pays européens de l’utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois en raison de la formation de rares caillots sanguins, signalés dans plusieurs pays, parmi les personnes vaccinées.

L’AEM avait annoncé mardi qu’elle était toujours en train d’évaluer si le vaccin d’AstraZeneca était potentiellement lié à la formation desdits caillots.

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Un responsable de l’AEM avait évoqué auparavant l’existence d’un « lien » entre le vaccin d’AstraZeneca et les cas de thrombose observés par son administration, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero et publiée mardi.

Le comité de sécurité de l’AEM « n’a pas encore abouti à une conclusion, et l’examen est actuellement en cours », avait précisé l’agence sise à Amsterdam. « Nous communiquerons et organiserons un point presse dès que l’examen sera finalisé », avait-elle ajouté.

L’AEM avait annoncé, le 18 mars, que les bénéfices du vaccin d’AstraZeneca continuaient de l’emporter sur les risques, et que son utilisation restait sûre, après que plusieurs pays en avaient interrompu l’utilisation dans le cadre de leur campagne de vaccination contre le Covid-19. L’agence avait toutefois expliqué qu’il existait un lien possible avec des cas rares de formation de caillots sanguins, et qu’elle publierait des conseils mis à jour lors de la réunion de son comité de sécurité cette semaine.

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En France, la famille d’un homme de 63 ans mort en mars de « multiples thromboses » après avoir reçu une première injection du vaccin d’AstraZeneca a déposé plainte contre X pour « homicide involontaire », a annoncé mardi le parquet d’Annecy.

Selon le quotidien régional Le Dauphiné libéré, qui a révélé l’information, la plainte a été enregistrée par les gendarmes de Seynod (Haute-Savoie) vendredi 2 avril, soit un peu plus de deux semaines après la mort du sexagénaire en question. Les proches de ce dernier ont signalé le drame à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, qui a ordonné un supplément d’information pour en préciser les causes.

Il ne s’agit pas là de la première procédure visant le vaccin du laboratoire suédo-britannique : une plainte contre X a été déposée à Toulouse après la mort d’une femme âgée de 38 ans, et le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire après qu’un étudiant en médecine a à son tour été retrouvé sans vie. Toutes ces plaintes pourraient être examinées conjointement par le parquet de Paris, dans le cadre d’un regroupement. Véronique Denizot, procureure de la République d’Annecy, a pour sa part laissé la porte ouverte à la « saisine d’un magistrat instructeur ».

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Le Monde avec AFP

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