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Une attaque informatique massive a paralysé les services publics belges

Montage figurant un pirate informatique derrière des lignes de code.

De très nombreuses institutions belges ont été paralysées, mardi 4 mai, suite à une cyberattaque dirigée contre Belnet, un service public qui assure l’accès à Internet du Parlement, des universités, des organismes de recherche, de l’administration fiscale, des hôpitaux, etc. Le système organisant les réservations pour les centres de vaccination contre le Covid-19 a également été affecté, ainsi que, dans une moindre mesure, le parquet fédéral, en charge des dossiers de terrorisme et de grande criminalité. Au total, Belnet interconnecte deux cents acteurs publics.

L’assaut subi était inédit, « de très grande envergure, jamais vu depuis notre création en 1993 », a indiqué la société, pourtant confrontée régulièrement à des tentatives de piratage. Cette fois, le service a subi « une attaque DDoS, avec une masse de données envoyée aux serveurs jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus gérer la surcharge ». L’accès au Web de la plupart des institutions s’en est trouvé très ralenti, voire impossible, suite à cet embouteillage organisé qui ne visait toutefois pas à infecter ou détruire l’ensemble du réseau.

La Chine soupçonnée

Des équipes d’experts ont tenté de localiser et bloquer la source mais, selon la porte-parole de Belnet, ils ont dû « jouer au chat et à la souris » avec des pirates informatiques visiblement très aguerris qui lançaient leurs attaques par vagues successives. Une plainte a été déposée auprès de la Computer Crime Unit, un service de la police fédérale qui doit tenter de déterminer l’origine de cette vaste opération de déstabilisation, et éventuellement ses commanditaires.

Sans l’affirmer publiquement, les experts mobilisés ont rapidement tourné le regard vers la Chine. Sur Twitter, un député avait orienté les soupçons en écrivant : « Cyberattaque au Parlement fédéral. L’audition relative à la situation préoccupante des Ouïgours, victimes d’une violente répression de la part du régime communiste chinois, est donc annulée. Bizarre, bizarre… »

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Les députés membres de la commission des relations extérieures devaient notamment entendre un témoin de la minorité ouïgoure, une femme vivant aux Pays-Bas, censée évoquer, entre autres, la question des stérilisations forcées au Xinjiang. La commission espérait aussi auditionner des universitaires et un représentant du Congrès mondial des Ouïgours, la principale organisation politique de la diaspora ouigoure, prodémocratie, mais désignée par Pékin comme un groupe terroriste. Des soutiens du régime chinois, qui comptent des relais au sein de la gauche radicale belge, le désignent comme un mouvement séparatiste entretenant des liens avec l’extrême droite.

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