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Un Critérium du Dauphiné 2021 privé de « grands noms », mais au niveau « très élevé »

La seconde étape du Critérium du Dauphiné, entre Brioude et Saugues, dans la Haute-Loire, le 31 mai.

A la veille de son arrivée aux Gets (Haute-Savoie), ce dimanche 6 juin, le Critérium du Dauphiné ne semble pas être la course promise parfois au déclassement dans le paysage cycliste. Ce jugement hâtif est nourri par l’absence des deux têtes d’affiche de la discipline, Tadej Pogacar (UAE Emirates) et Primoz Roglic (Jumbo-Visma), qui l’ont délaissée, préférant disputer le championnat de Slovénie pour le premier, se consacrer à une longue préparation en altitude pour le second. De quoi renforcer l’énigme entourant les deux champions slovènes qui avaient mis la dernière Grande Boucle sous séquestre et devraient récidiver en juillet.

Qualifié de « rampe de lancement du Tour », le Dauphiné, à défaut d’une fortification des certitudes, livre pourtant encore aujourd’hui une photographie nette du peloton à trois semaines du Grand Départ à Brest, le 26 juin. Et il témoigne aussi des difficultés à entretenir le feu sacré alors que la flamme du vélo vacille sous le double effet de la bulle sanitaire, qui prive ce sport populaire de public, et de la sourde menace du retour d’un « cyclisme à deux vitesses », du moins au regard de facteurs dépassant l’entendement – tel le coup de théâtre lors du contre-la-montre de La-Planche-des-Belles-Filles (Haute-Saône), à la 20e étape du Tour 2020.

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Certes les grands champions sont faits pour l’impossible, y compris parfois dans la douloureuse dégringolade, comme celle du Britannique Chris Froome (Israel Start-up Nation), quadruple vainqueur du Tour de France, chaque jour un peu plus lâché au général – 44e à 11’ 28” au terme de la 6e étape entre Loriol-sur-Drôme (Drôme) et Le Sappey-en-Chartreuse (Isère) – et si loin des lumières de ses triomphes passés.

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Si la vérité est souvent escamotée par des performances – à l’image de la victoire d’Alejandro Valverde (Movistar), à 41 ans, avec une moyenne de 43 km/h, ce vendredi 4 juin au Sappey-en-Chartreuse, soit 2 km/h au-dessus de la moyenne la plus haute de l’étape estimée par les organisateurs –, seule la parole des coureurs permettrait de se forger un jugement.

« Ça roule très, très vite »

Figure majeure du peloton français en l’absence de Julian Alaphilippe, Guillaume Martin, troisième du Dauphiné et onzième du Tour 2020, reconnaît lui-même un certain décalage avec le vécu. « Quand je regarde des courses à la télévision, j’ai toujours l’impression que je les gagnerais facilement alors qu’en fait, quand je fais les mêmes courses, je me rends compte que c’est plus difficile », glisse-t-il. Et le leader de la formation Cofidis résume d’une phrase ce qu’est le « niveau très élevé » – malgré l’absence de « grands noms » – sur l’épreuve disputée entre Auvergne et Rhône-Alpes dans la perspective du Tour : « Le peloton est parfois une boule lancée à 60 km/h. »

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