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Trois détenus remis en liberté, faute d’escorte disponible du centre pénitentiaire au tribunal

Trois hommes qui devaient comparaître lundi à Valence, dont deux pour violences conjugales et le troisième pour une affaire de stupéfiants, ont été remis en liberté faute d’escorte disponible pour les extraire de prison et les acheminer au tribunal, a-t-on appris mercredi 28 avril auprès du parquet. Faute de défèrement au parquet, les suspects remis en liberté n’ont pas pu être placés sous contrôle judiciaire.

Interpellés pendant le week-end, ces détenus devaient être jugés en comparution immédiate lundi après-midi, précise le procureur Alex Perrin, confirmant des informations de France Bleu Drôme. Mais lundi matin, l’antenne régionale de l’Autorité de régulation et de programmation des extractions judiciaires (Arpej, qui relève de l’administration pénitentiaire) a fait savoir que ses agents basés à la prison de Valence ne pourraient pas assurer cette mission.

Selon la France Bleu Drôme, une journée de formation obligatoire pour ces derniers explique leur indisponibilité. Contactée par l’Agence France-Presse, la direction interrégionale de l’administration pénitentiaire n’était pas en mesure de communiquer sur l’affaire dans l’immédiat. Dans un tel cas, la mission revient alors aux services de police. Mais la direction départementale de la sécurité publique n’a pas pu non plus affecter les effectifs nécessaires en raison d’un foyer épidémique de Covid-19 au sein du commissariat de Valence.

Mises en sécurité des victimes de violences conjugales

Le virus touche notamment la brigade d’assistance judiciaire, qui remplace les services d’escorte pénitentiaire en cas de besoin. « Lundi notre capacité opérationnelle, en raison des malades que nous avons et des cas contacts, ne nous permettait pas d’assurer cette mission », a déclaré le directeur de la police dans la Drôme, Noël Fayet, au micro de France Bleu, assumant un choix « rare ». « Depuis le début de l’année, nous avons consacré plus d’heures à ces missions d’extraction qu’au contrôle routier par exemple », a-t-il ajouté.

Des membres de la brigade d’aide et d’assistance judiciaire de Valence sont déjà mobilisés cette semaine pour assurer la sécurité d’une session de procès à la cour d’assises de la Drôme, selon la police. Les suspects sont convoqués pour comparaître devant le tribunal, librement, le 31 mai. « Mais on a fait en sorte que les victimes de violences conjugales soient mises en sécurité en prévenant les brigades de gendarmerie concernées », explique le procureur, qui précise qu’un téléphone « grave danger » a en outre été affecté en urgence à l’une d’elles, « au moins ».

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Le Monde avec AFP

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