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Trafic de drogue : la pression policière s’accentue à Saint-Ouen

Huit fusils d’assaut, un fusil de précision, plusieurs pistolets-mitrailleurs, des armes de poing, des cartouches par centaines, 7 kg de drogue (cannabis et cocaïne), 600 grammes de TNT, de la pentrite et des systèmes de mise à feu. C’est l’arsenal retrouvé la semaine dernière dans un pavillon de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) par les enquêteurs de la police judiciaire lors d’une opération coordonnée par l’office anti-stupéfiants (Ofast) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en avril 2019 pour trafic de stupéfiants. Des armes acquises récemment, mais dont on ne sait à ce stade si elles étaient destinées à la revente ou, pour leurs actuels propriétaires, à la défense ou la reprise de certains points de « deal » de Seine-Saint-Denis.

La police suppose en effet que cette cache d’armes est liée aux frères Ider, dont l’un d’eux, Samir, âgé aujourd’hui de 42 ans et interpellé au cours de la même opération, est présenté comme l’un des principaux grossistes de cocaïne et de cannabis en Seine-Saint-Denis, notamment à Saint-Ouen, où il résidait. Condamné en septembre 2011 à vingt ans de prison et 2 700 000 euros d’amende douanière par la cour d’appel de Paris dans une précédente affaire de trafic de cocaïne entre le Brésil, Fort-de-France (Martinique) et le territoire métropolitain, il était sorti de détention en 2019 avec obligation de porter un bracelet électronique.

Son frère Lyes, ainsi que deux hommes soupçonnés de s’approvisionner auprès d’eux pour alimenter des points de deal à Bobigny, ont aussi été interpellés. D’autres armes ont par ailleurs été retrouvées dans une Twingo garée dans un box, mais aussi aux domiciles des frères Ider. Sur les dix personnes interpellées, huit ont été mises en examen vendredi pour « trafic de stupéfiants en état de récidive légale », « trafic d’armes » et « association de malfaiteurs » et six d’entre elles placées en détention provisoire.

Regain de tensions entre points de deal 

Sans surprise, les uns comme les autres se sont révélés peu bavards au cours de leur garde à vue et ont contesté les faits. Si la découverte d’une telle quantité d’explosifs a suscité de nombreuses interrogations, et comme l’a souligné dans Le Journal du dimanche l’actuelle chef de l’Ofast, Stéphanie Cherbonnier, « on ne peut pas exclure totalement la piste terroriste », aucun élément ne permet aujourd’hui de rattacher les personnes interpellées à des groupes radicaux.

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