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Terrorisme : ouverture du procès de l’assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées

Cérémonie d’hommage au gardien de la paix Xavier Jugelé, cinq jours après qu’il a été abattu de deux balles sur les Champs-Elysées, le 25 avril 2019.

Jeudi 20 avril 2017, en fin de journée, un équipage de la direction de l’ordre public et de la circulation stationne son fourgon en face du 102, avenue des Champs-Elysées, dans le 8e arrondissement de Paris. Un rassemblement kurde est annoncé ce soir-là : l’équipage a pour mission de sécuriser le service culturel de l’ambassade de Turquie. Le gardien de la paix Xavier Jugelé et le sous-brigadier Cédric Lemaître restent dans le véhicule, tandis que leurs quatre collègues se positionnent devant l’office de tourisme turc.

Vers 21 h 45, Cédric Lemaître perçoit d’abord « un truc arriver sur la gauche », puis un « fusil d’assaut ». Il entend des « coups de feu ». Karim Cheurfi, un Franco-Algérien de 39 ans, vient de mitrailler l’habitacle du fourgon à la kalachnikov. Atteint d’un tir dans la fesse, le sous-brigadier parvient à s’extraire du véhicule. Xavier Jugelé n’a pas cette chance. Il est abattu de deux balles. Karim Cheurfi ouvre ensuite le feu sur les quatre policiers stationnés sur le trottoir. L’un d’entre eux est blessé, ainsi qu’une touriste allemande. Karim Cheurfi est abattu par des tirs de riposte.

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Dans ses vêtements, les enquêteurs découvrent un couteau et un texte un peu confus faisant référence à « Daech ». L’attaque est rapidement, et de façon opportuniste, revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), dont le communiqué comporte une erreur sur l’identité de l’assaillant, désigné sous la kounia (nom de guerre) « Abou Youssef Al-Belgiki ». Dans sa précipitation, le groupe terroriste a attribué à un de ses soldats belges la chevauchée meurtrière d’un voyou radicalisé, psychiquement instable et connu de longue date pour sa haine des policiers.

Quatre accusés non radicalisés 

Le procès de l’assassinat de Xavier Jugelé s’ouvre, lundi 7 juin, devant la cour d’assises spéciale de Paris. En l’absence du tueur et d’une cellule terroriste constituée, quatre hommes comparaîtront pour avoir aidé Karim Cheurfi à se procurer son fusil d’assaut. L’ordonnance de mise en accusation précise que l’enquête n’a « mis en relief aucun signe de radicalisation religieuse » les concernant. Trois d’entre eux sont renvoyés pour des faits de droit commun liés à la fourniture de l’arme : Médérik Marinne, ancien animateur scolaire de 27 ans dont le père est policier, Yanis Aidouni, un Francilien sans emploi de 29 ans, et Mohamed Bouguera, un Algérien au chômage de 28 ans.

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