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Tel-Aviv négocie la libération d’une Israélienne en Syrie

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Jérusalem, le 14 février 2021.

Comment une Israélienne a-t-elle pu franchir « par erreur » la frontière avec la Syrie, dans la région du Golan ? Tel-Aviv négociait, mercredi 17 février, la libération de cette citoyenne sur des bases « humanitaires » par l’entremise de la Russie, alliée de Damas. Dans une interview à la radio militaire, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s’est contenté d’affirmer qu’il « travaillait à sauver une vie », en « usant de [ses] connexions avec le président [russe, Vladimir] Poutine ».

Les deux hommes se sont entretenus ces derniers jours, tout comme leurs ministres des affaires étrangères. Meir Ben-Shabbat, le patron du Shin Beth, le service de renseignement intérieur, s’est rendu brièvement à Moscou, mercredi, avec le coordinateur pour les prisonniers de guerre et les soldats disparus au combat, Yaron Blum.

Mardi soir, M. Nétanyahou avait convoqué un conseil des ministres exceptionnel sur la question. Puis, le gouvernement avait interdit à la presse israélienne de publier ces informations. Selon le quotidien Yediot Aharonot, la jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, serait originaire de la colonie juive ultraorthodoxe de Modiin-Illit, en Cisjordanie. Elle aurait rompu avec sa communauté et serait « tombée amoureuse d’un citoyen syrien ». Se définissant comme une militante pour la paix, elle aurait tenté par le passé d’entrer dans la bande de Gaza, sous blocus israélien.

Pas d’explication

L’armée n’a pas expliqué comment une civile avait pu passer une frontière hautement surveillée, ouverte sur une région où Israël cherche notamment à se prémunir de l’activité de milices locales liées au Hezbollah libanais et à l’Iran. Selon les médias d’Etat syriens, la jeune femme a été arrêtée peu après avoir franchi le point de passage de Kuneitra.

L’aboutissement de ces négociations paraît avoir été retardé par le refus des deux prisonniers demandés par Damas de gagner la capitale syrienne

Pour prix de sa libération, Damas a demandé le retour de deux prisonniers syriens d’Israël. Une demande modeste, qui signale que la jeune femme était bien considérée comme une civile. L’aboutissement de ces négociations paraît cependant avoir été retardé par le refus des deux prisonniers demandés par Damas de gagner la capitale syrienne. Selon les médias syriens, tous deux ont préféré demeurer dans leurs villages d’origine, sur la partie du plateau du Golan conquise en 1967 par Israël, puis annexée en 1981.

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