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Symbole du colonialisme pour des étudiants, un portrait d’Elizabeth II retiré à l’université d’Oxford

La reine Elizabeth II au Palais de Westminster, à Londres, le 11 mai.

L’affaire relance le débat sur le racisme et le colonialisme au Royaume-Uni. Des étudiants de la prestigieuse université d’Oxford, en Angleterre, ont retiré un portrait de la reine Elizabeth II d’une salle commune en invoquant le colonialisme, ce qui a provoqué une polémique, mercredi 9 juin.

Les membres du comité de la Middle Common Room (MCR) du Magdalen College, une association d’étudiants de troisième cycle, ont voté en faveur du retrait de ce portrait. Selon eux, « les représentations de la monarque et de la monarchie britannique représentent l’histoire coloniale récente », rapporte, mercredi, le quotidien britannique The Times, citant le compte rendu d’une réunion de ce comité.

Cette action « a été effectuée après une discussion sur le but d’un tel espace, et il a été décidé que la salle devrait être un lieu accueillant et neutre pour tous les membres », a déclaré le président du MCR, Matthew Katzman, auprès du Daily Mail. Et d’ajouter :

« Aucune position n’a été prise sur la reine ou la famille royale – la conclusion était simplement qu’il y avait de meilleurs endroits pour accrocher cette image. »

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Une décision « absurde » pour le ministre de l’éducation

L’affaire était relayée, mercredi, en « une » de plusieurs quotidiens. « Comment osent-ils ! », s’indigne le tabloïd Daily Express en référence aux étudiants. La reine est devenue « la plus récente victime de la cancel culture », déplore le quotidien conservateur The Telegraph.

Le ministre de l’éducation britannique, Gavin Williamson, a jugé « absurde » la décision des étudiants. Elizabeth II, qui célébrera l’an prochain ses 70 ans de règne, « est la chef d’Etat et symbolise ce qu’il y a de mieux au Royaume-Uni. Au cours de son long règne, elle a travaillé sans relâche pour promouvoir les valeurs britanniques de tolérance, d’ouverture et de respect dans le monde », a réagi M. Williamson sur Twitter mardi soir.

La présidente du Magdalen College, Dinah Rose, a déclaré que les étudiants n’étaient pas représentatifs de ce collège réputé, créé il y a plus de cinq cent cinquante ans, mais a défendu leur droit à la « liberté d’expression et au débat politique ». Sur Twitter, elle a ajouté : « Etre étudiant signifie plus qu’étudier. Il s’agit d’explorer et de débattre de différentes idées. Parfois, cela consiste à provoquer la génération plus âgée (…). On dirait que ce n’est pas très difficile à faire ces jours-ci. »

Le Monde avec AFP

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