Actualités

Selon l’Unédic, le revenu brut mensuel moyen des intermittents a diminué de 400 euros en 2020

Concert devant l’Odéon-Théâtre de l’Europe, le 27 mars 2021, à Paris. Les intermittents du spectacle manifestent contre la réforme de l’assurance-chômage, qui doit entrer en vigueur au 1er juillet.

C’est une étude qui tombe à point nommé. Publiée le 26 mars par l’Unédic, elle analyse « l’impact de la crise sanitaire sur l’emploi des intermittents du spectacle en 2020 ». Alors que la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, et la ministre du travail, Elisabeth Borne, devraient recevoir, dans le courant de la semaine prochaine, les conclusions de la mission de diagnostic – confiée à André Gauron, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes – sur les suites à donner à l’année blanche, les chiffres fournis par l’Unédic révèlent d’importantes disparités entre les différentes branches et selon les métiers du secteur culturel.

Sur tout le territoire, les salles de concerts, les cinémas et les théâtres sont fermés au public depuis mars 2020 (hormis une réouverture partielle entre fin juin et fin octobre). Malgré ce contexte, « l’activité globale dans le spectacle intermittent professionnel s’élève, en 2020, à 71 % de l’activité en 2019 », indique l’organisme gestionnaire de l’assurance-chômage. Sans surprise, le spectacle vivant (59 % d’activité en 2020 par rapport à 2019) est généralement plus affecté que le spectacle enregistré (86 %). Derrière ces pourcentages se cachent des écarts considérables. Ainsi, si la production de films d’animation, la radiodiffusion et la production audiovisuelle ont été peu impactées en 2020, à l’inverse, le spectacle vivant privé et les prestations techniques pour la création et l’événement ont vu leur activité tomber respectivement à 50 % et 42 % de celle de 2019.

Du côté des métiers, les plus touchés par la crise sont les professions techniques de la lumière, de l’éclairage, du plateau et de la machinerie, dont l’activité a diminué de moitié par rapport à 2019. Et, parmi les artistes, les musiciens et les chanteurs sont les plus mal lotis, avec seulement 57 % de leur activité habituelle, suivis par les danseurs (61 %).

« Limiter la casse »

Afin de couvrir les allocataires intermittents du spectacle dans l’impossibilité de réaliser les 507 heures de travail indispensables pour ouvrir des droits, Emmanuel Macron annonçait, le 6 mai 2020, la mise en place d’une « année blanche », permettant de prolonger les indemnités chômage jusqu’au 31 août 2021. Qu’en est-il aujourd’hui du nombre d’heures réalisées et de l’évolution des revenus ?

Si la baisse des salaires a été en partie amortie par l’année blanche, « 65 % des allocataires ont cependant vu leur revenu global diminuer », note l’Unédic

Il vous reste 48.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top