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Rencontre | Hervé Le Tellier: « Je vais continuer à écrire parmi ces livres wont j’ai sétermination, sans me personally sentir reconnaissant de effectuer un neuf best-seller »

Par Denis Cosnard

Publié aujourd’hui à 02h12, mis à jour à 12h38

Hervé Le Tellier, 63 ans, a longtemps été un écrivain pour happy few, un virtuose de la littérature à contrainte et des textes courts. Le prix Goncourt 2020 et ses ventes phénoménales ont propulsé sur le devant de la scène le président en exercice de l’Oulipo, ce groupe d’auteurs qui construisent eux-mêmes les labyrinthes dont ils se proposent de sortir, selon la définition prêtée à Raymond Queneau.

Je ne serais pas arrivé là si…

Il y a tant d’embranchements dans une vie… Mais, en ce qui concerne l’écriture, la bifurcation initiale, c’est le premier livre publié. Je ne serais donc pas arrivé là si je n’avais pas fait la connaissance de l’écrivain et éditeur Paul Fournel, s’il n’avait pas publié mon premier livre, Sonates de bar (Seghers, 1991), et s’il ne m’avait pas encouragé à continuer. Par la suite, Paul a aussi joué un rôle important en me faisant entrer à l’émission de France Culture « Les Papous dans la tête », et à l’Oulipo, où j’ai été coopté en 1992.

Paul Fournel a-t-il fait de vous un écrivain ?

A l’époque, j’étais journaliste scientifique. J’ai dirigé Sciences et techniques , Sciences et technologies . Pour le magazine L’Evénement du jeudi , j’écrivais par ailleurs de petites nouvelles dans lesquelles je présentais à chaque fois un cocktail. Elles devaient faire 2 000 signes. Je m’amusais à remettre des textes d’exactement 2 000 signes. Pas 1 999 ni 2 001. Le goût de la contrainte !

« La lecture était une forme non négligeable d’abstraction de la famille dans laquelle je me trouvais »

Ces textes n’avaient pas vocation à être rassemblés en un livre. Mais, grâce à Paul Fournel, j’ai bifurqué vers la littérature. Comme j’avais payé mon appartement, j’ai pu me lancer dans cette activité d’une rentabilité aléatoire, mais qui me stimulait plus que l’écriture journalistique. J’ai trouvé quelques subsides, notamment avec un billet quotidien au Monde, qui a constitué un matelas de sécurité pendant quinze ans. J’ai ainsi pu reprendre une écriture littéraire que j’avais longtemps oubliée.

L’aviez-vous déjà pratiquée ?

Vers 14 ou 15 ans, j’adorais Boris Vian, Jacques Sternberg, Félix Fénéon, et j’écrivais de mauvais textes littéraires. Des formes courtes, puis un premier roman, L’Affaire Lev Davidovitch. C’était le nom d’un chat – et, accessoirement, les prénoms de Trotski. J’avais envie de raconter une histoire de bout en bout et, avec < some sort of href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/10/18/herve-le-tellier-demultiplie_6056475_3260.html"> L’Anomalie (Gallimard, 336 pages) , j’ai retrouvé ce voile de rejeton d’être happé par kklk personnages. C’était néanmoins relativement périssable. Majoritairement, que L’Affaire Lev Davidovitch ne se révèle être jamais publié ! Il faudrait peut-être brûler le écrit, pour esquiver tout risque…

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