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Régionales en PACA : Jacob fustige les « magouilles » de Castex « en pleine crise sanitaire »

Christian Jacob sort d'un conseil national d’investiture au siège du parti Les Républicains (LR) à Paris, mardi 4 mai 2021.

« Petites magouilles », « gifle », « cynisme absolu »… Les dirigeants de LR sont montés au créneau, mercredi 5 mai, pour affirmer la solidité de la droite après l’engagement pris mardi de repousser tout accord avec LRM pour les régionales en PACA. « Le premier ministre s’était avancé en annonçant qu’il y avait un accord entre Les Républicains et La République en marche » en PACA, mais « il a reçu une gifle qui, à mon avis, a eu des résonances jusqu’à l’Elysée », a affirmé sur RTL le président du parti Christian Jacob.

Mardi, LR a, au terme d’une journée de réunions houleuses, décidé de rendre son soutien à Renaud Muselier, en échange de la promesse qu’il n’y aurait « aucun accord de quelque niveau que ce soit avec La République en marche »

Une réponse à l’annonce, dimanche, par Jean Castex du retrait de la liste LRM au profit d’une liste LR recomposée, comprenant des élus macronistes et la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel.

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Le contenu de la liste en question

« Il n’y a pas d’ambiguïté, (…) il n’y aura la présence d’aucun ministre, d’aucun parlementaire [LRM] », a martelé M. Jacob mercredi.

Une clarification nécessaire au regard de la prise de parole du porte-parole du gouvernement mardi soir, avant l’annonce de l’accord. Gabriel Attal avait déclaré sur LCI qu’il y aurait, « bien sûr », des candidats LRM sur la liste de Renaud Muselier, ajoutant qu’il y avait « une majorité régionale sortante, qui est la colonne vertébrale » et puis « d’autres formations politiques et d’autres représentants politiques qui viennent s’agréger au service de l’intérêt général ». Mercredi matin, dans un communiqué, LRM a, finalement, pris acte de cet accord et de ses conditions, ajoutant que « fidèle à [son] ambition, [elle continuerait] de tendre la main à tous ceux qui souhaitent le rassemblement ».

Malgré cet engagement, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a déclaré sur Twitter mardi soir « [prendre] acte de la décision de ma famille politique mais [considérer] que les conditions de la clarté et de la confiance ne sont pas réunies ».

Pour sa part, Renaud Muselier a confirmé, mercredi matin, sur France 2 qu’il suivrait les conditions posées par sa famille politique, précisant qu’il ne refuserait pas Sophie Cluzel sur sa liste dans le cas où elle démissionnerait de son poste au gouvernement : « Si elle veut apporter ses compétences de responsable des handicapés, ça fonctionne, (…) moi, j’additionne les compétences ».

Accusations de manœuvres politiques

Sur RTL mercredi matin, Christian Jacob a fustigé les « manœuvres » de Jean Castex, se demandant s’il est « sérieux, en pleine crise sanitaire, d’avoir un premier ministre qui soit là, dans de petites magouilles ? ».

Même analyse partagée par Julien Aubert, député LR du Vaucluse et conseiller régional sortant, sur Public Sénat mercredi matin. L’annonce par Jean Castex était, selon lui, « une tentative d’enlèvement des Sabines [épisode légendaire de la fondation de Rome, qui met en scène la capture de jeunes filles, issues du peuple des Sabins, par les premiers Romains] », à laquelle le parti de droite a « collectivement répliqué ».

Selon M. Aubert, l’objectif de cette manœuvre politique est de créer un duel LRM-RN en vue de la présidentielle. « Or, non, il y a bien un parti qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, et il s’appelle Les Républicains », a-t-il ajouté. Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié a, lui, condamné le « cynisme absolu » d’Emmanuel Macron qui veut « tout effacer entre lui et Marine Le Pen ». « Il joue avec le feu et le sait », a-t-il affirmé sur Radio Classique.

Dans un communiqué de presse publié quelques heures plus tôt par La République en marche, Les Républicains étaient accusés d’entretenir des « ambiguïtés vis-à-vis du Rassemblement national », « à l’opposé de notre démarche et de nos valeurs ». Une accusation d’indulgence fermement contestée par M. Jacob mercredi, estimant que Thierry Mariani, candidat Rassemblement national en PACA et ancien membre des Républicains, « a à peu près autant de convictions qu’un jeune chien devant un sac de croquettes ».

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Le Monde avec AFP

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