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Régionales 2021 : la dynamique en trompe-l’oeil du Rassemblement national

Marine Le Pen, en déplacement à Berlancourt (Aisne) pour soutenir Sébastien Chenu, tête de liste du Rassemblement national dans les Hauts de France, et Philippe Torre, tête de liste RN aux départementales dans l’Aisne, le 15 mai.

Le Rassemblement national (RN) aborde le premier tour des élections régionales à un niveau élevé, avec des gains notables sur la façade ouest, en Bretagne ou en Nouvelle-Aquitaine, traditionnellement plus hostiles au parti d’extrême droite. Il pourrait ainsi arriver en tête dans six régions sur treize, en second dans cinq autres, et pourrait l’emporter en Provence-Alpes-Côte d’Azur, voire dans une autre région, selon la dernière vague de sondages réalisée par Ipsos-Sopra Steria, effectuée du 3 au 7 juin sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes inscrites sur les listes électorales, et selon la méthode des quotas. Néanmoins, le RN est en recul par rapport au dernier scrutin régional, en décembre 2015 – le mouvement s’appelait encore le Front national (FN) –, où il avait obtenu des scores importants, mais sans emporter une seule région.

« Les sondages, et surtout le terrain, démontrent la forte dynamique du Rassemblement national partout en France, s’est exclamée, le 9 juin, Marine Le Pen sur Twitter. Mobilisation totale : transformons l’espoir en victoires ! » Surtout le terrain, et moins dans les sondages, convient la présidente du parti, ils sont en effet légèrement en deçà de ce qu’elle pouvait espérer, alors qu’elle estime que les élections départementales et régionales forment la première marche de sa conquête du pouvoir. « Nous avons besoin que toutes les collectivités soient tournées vers le même objectif, en soutien à la politique d’Etat que je mènerai quand je serai présidente de la République, répète la candidate lors des étapes de son tour de France. J’ai besoin que les départements accompagnent ces changements. »

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Dans six régions, le RN pourrait être nettement au-dessous de son score de 2015, dans trois autres, à peu près au même niveau, et dans les trois dernières – si on laisse de côté la Corse, où la tête de liste, François Filoni, n’est créditée que de 4 % – le mouvement est en progression. Le FN avait obtenu des scores supérieurs à 30 % dans six régions, ce n’est plus vrai que dans trois, en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), en Occitanie et dans les Hauts-de-France. Le très bon score de 2015 avait eu lieu juste après les attentats de novembre, qui avaient incontestablement provoqué un surcroît de mobilisation et un coup de fouet au vote lepéniste.

La Bretagne, un symbole frappant

« En France métropolitaine, le FN avait obtenu 28,4 % des voix en 2015, c’était très élevé, analyse Brice Teinturier, le directeur général délégué d’Ipsos. Il semble donc que le RN fera moins bien. On a tendance à oublier combien il avait été haut lors du dernier scrutin, en raison notamment de la petite musique sur le dynamisme du RN, mais non, sur le plan national, le RN devrait être en dessous de son niveau de 2015. »

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