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Quand une partie de dames vire à l’incident diplomatique entre Varsovie et Moscou

La Polonaise Natalia Sadowska face à la Russe Tamara Tansykkuzhina, le 28 avril, lors des Championnat du monde de jeu de dames.

Il en faut normalement beaucoup pour décontenancer Tamara Tansykkuzhina, sextuple championne du monde russe du jeu de dames, plus encore pour lui faire perdre une partie. Alors qu’elle disputait, mardi 27 avril, à Varsovie, la quatrième manche (sur neuf) pour le titre des Championnats du monde à sa concurrente polonaise Natalia Sadowska, l’apparition soudaine d’un officiel polonais, venu décrocher le drapeau de la joueuse russe, a fait vaciller le jeu, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Ne réagissant pas dans un premier temps, la championne du monde relève finalement la tête, visiblement désorientée, et finira par perdre la manche. La raison de cette intervention ? « L’Agence mondiale antidopage [dont la Fédération mondiale du jeu de dames a signé le code] a interdit aux athlètes russes de concourir sous leurs couleurs nationales lors des compétitions internationales jusqu’en décembre 2022, car la Russie ne respecte pas les règlements sur les contrôles antidopage », rapporte The Guardian.

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« Nous étions vraiment sous pression », a expliqué à l’agence Reuters Jacek Pawlicki, l’homme qui a retiré le drapeau russe, tout en reconnaissant qu’il aurait été souhaitable d’éteindre les caméras pour que son action ne soit pas diffusée. « J’imagine que beaucoup de Russes sont bouleversés, et j’en suis vraiment désolé », a-t-il ajouté.

Par solidarité, la joueuse polonaise a enlevé son drapeau

L’incident n’a en effet pas manqué de provoquer l’ire de Moscou, virant à l’incident diplomatique. Le président du Comité olympique russe, Stanislav Pozdniakov, a qualifié l’événement de « grossière erreur ». « La défaite de Tamara Tansykkuzhina est largement due à l’incident », a quant à lui estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Damian Reszka, président de la Fédération polonaise de jeu de dames, a tenté d’apaiser la situation, présentant ses excuses à Moscou, non sans souligner que les organisateurs étaient obligés de se conformer aux règles sportives internationales.

« Par solidarité avec sa concurrente, Sadowska a ensuite enlevé son drapeau polonais », rappelle le quotidien britannique. Les deux femmes se sont retrouvées le 1er mai pour la septième manche. C’était jusqu’alors la joueuse polonaise qui dominait la partie.

Le Monde

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