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Privatisations à marche forcée au Brésil, malgré la pandémie

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, à Brasilia, le 5 avril 2021.

Le gouvernement Bolsonaro relance cette semaine sa politique de privatisations, après avoir suspendu la majorité des mises en vente des concessions l’an dernier pour cause de pandémie de Covid-19. Pour le ministère des infrastructures, il s’agit même « du plus grand ensemble de concessions logistiques jamais offert au Brésil : 38 aéroports, 5 ports, 3 lignes de chemins de fer et 11 autoroutes ». Pendant trois jours, du mercredi 7 au vendredi 9 avril, à la Bourse de Sao Paulo, les premiers lots de concessions sur 30 ans vont être mis en vente : 22 aéroports, 5 terminaux portuaires et 537 kilomètres de ligne ferroviaire de fret.

Avec cet événement baptisé « Infra week », le ministère des infrastructures espère récolter 18,5 milliards de réais (2,75 milliards d’euros) en investissement. En juin, 16 autres aéroports – dont les « bijoux » que sont ceux de Congonhas à Sao Paulo et de Santos-Dumont à Rio de Janeiro – qualifiés « d’extrêmement rentables » par Natalia Marcassa, sous-secrétaire à la planification au ministère des infrastructures, seront également proposés en concession.

Visites techniques

Pour cette première vente d’aéroports, le gouvernement a fortement réduit ses ambitions, alors que le secteur aéronautique connaît une crise sans précédent : les estimations de départ ont été réduites en moyenne de 60 %. D’autre part, afin d’attirer les fonds d’investissements, il n’est plus nécessaire d’être un opérateur du secteur pour devenir concessionnaire. Les aéroports ont été divisés en trois lots régionaux avec, à chaque fois, un aéroport attractif aux côtés d’aéroports mineurs et peu équipés.

Le lot « nord », par exemple, comprend l’aéroport de Manaus, capitale de l’Etat d’Amazonas de 2,2 millions d’habitants qui abrite la plus importante zone franche de la région, considérée aujourd’hui comme le troisième pôle industriel du pays après Sao Paulo et Rio de Janeiro. Mais le lot compte également l’obligation de gérer six autres aéroports de la région amazonienne (Boa Vista, Tabatinga, Tefé, Porto Velho, Rio Branco, Cruzeiro do Sul), dont le trafic et l’attractivité sont bien moindres. Il a été remporté, mercredi 7 avril, par le groupe français Vinci. Dans le lot du « centre », c’est l’aéroport de Goiânia, capitale de 2 millions d’habitants de l’Etat du Goias, qui retient l’attention des investisseurs, et au sud, c’est celui de Curitiba, capitale de l’Etat du Parana avec 3,4 millions d’habitants.

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