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Pour combattre le Covid, ouvrir les fenêtres au moins cinq minutes toutes les heures

Une salle de classe de l’école primaire Lepeltier à La Trinité, près de Nice, le 26 avril 2021.

Ouvrir les fenêtres au moins cinq minutes toutes les heures dans les lieux qui reçoivent du public pour mieux combattre le Covid-19 : c’est ce que préconise le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) dans un avis rendu public lundi 3 mai.

Pour cette instance, dont le rôle est consultatif, la « maîtrise de l’aération-ventilation » des établissements recevant du public doit constituer un « point fort » sur lequel peut s’appuyer un protocole sanitaire. Cela est d’autant plus vrai « lorsque certaines mesures barrières (notamment le masque ou la distance interindividuelle) ne sont pas adaptées à l’activité de l’établissement », comme les écoles maternelles ou les restaurants.

Nombre de scientifiques insistent sur l’importance de l’aération pour lutter contre la propagation du Covid-19. On sait, en effet, que la maladie se transmet beaucoup via les aérosols, des nuages de gouttelettes produits par la respiration, la parole ou les cris des personnes infectées et qui contiennent le SARS-CoV-2. Ces nuages peuvent rester en suspension plusieurs heures, d’où l’importance d’une bonne ventilation pour les disperser.

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Capteurs de CO2

« Dans les établissements scolaires et universitaires en particulier, il est proposé de laisser les portes et les fenêtres ouvertes entre les cours et les enseignements », écrit le HCSP dans son avis. Selon lui, « seules les fenêtres doivent rester ouvertes pendant les cours ou enseignements », l’idéal étant d’« ouvrir deux fenêtres, si possible, pour favoriser la circulation de l’air ».

Dans les situations où l’aération n’est pas possible ou insuffisante (fenêtres bloquées), « des solutions techniques doivent être mises en place (par exemple, abattants ou aérateurs dans la partie supérieure des fenêtres, ventilation par insufflation, etc.) », précise l’instance. Dans ce cas, le HCSP estime que « la diminution du taux d’occupation des locaux peut alors contribuer à l’obtention d’une qualité de l’air satisfaisante ».

Pour mieux évaluer le renouvellement de l’air, le HCSP recommande de mesurer « la concentration en dioxyde de carbone à des points et des périodes représentatives en période d’occupation », grâce à des capteurs de CO2.

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« Une concentration en CO2 supérieure à un seuil de 800 ppm [“partie par million”, unité de mesure du taux de pollution dans l’air] doit conduire dans tous les cas à ne pas occuper la salle et à agir en termes d’aération-renouvellement d’air et/ou de réduction du nombre de personnes admises dans les locaux », conclut-il.

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Le Monde avec AFP

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