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On a testé… « Ratchet et Clank : Rift Apart », l’ébouriffante exclusivité de la Playstation 5

Le personnage de Ratchet appartient à la race imaginaire des lombax, dont il s’imagine être l’ultime représentant.

Prenez un jeu vidéo mettant en scène un duo. Remplacez son titre par les prénoms des deux personnages principaux. Double Dragon devient ainsi « Billy & Jimmy », Gears of War « Marcus & Dom » ou The Last of Us « Ellie & Joel »… Résultat : ces jeux vidéo pourtant musclés ont désormais des allures de jeux familiaux, voire enfantins, familiers de ce type de formulation.

Ratchet & Clank tout comme ToeJam & Earl, Banjo & Kazooie, Jak & Daxter, Sam & Max ou même Bub et Bob de Bubble Bobble, fait partie de cette grande famille des aventures qui mettent au premier plan l’amitié qui unit les deux héros – une valeur cardinale pour les œuvres destinées au jeune public.

Amitié et failles dimensionnelles

Depuis leur rencontre sur la Playstation 2 en 2002, les liens qui unissent Clank le robot et Ratchet le « lombax » (une sorte d’écureuil humanoïde) semblent indéfectibles. Dans Ratchet & Clank : Rift Apart, sorti le 11 juin sur Playstation 5, leur amitié n’est même pas perturbée par un brin de jalousie lorsqu’ils rencontrent leurs doubles féminins issus d’un monde parallèle.

Ce dédoublement des personnages est le thème majeur de ce nouvel épisode qui innove en proposant de jouer alternativement Ratchet, le lombax au poil roux, et Rivet (prononcer « Rivette »), la lombax au poil bleu.

La rencontre de ces deux individus qui se considéraient comme les derniers de leur espèce semble miraculeuse. Elle se produit pourtant dans des circonstances catastrophiques : le Dr Nefarious (traduisez par « Doc Abominable ») menace de faire s’effondrer leurs deux univers après y avoir créé une multitude de failles dimensionnelles. Les deux lombax accompagnés d’un compagnon robot vont devoir voyager d’un monde à l’autre à travers des vortex afin de réparer ce méli-mélo spatiotemporel.

La formule classique de la saga

Il est question de résoudre des puzzles lorsque l’on prend le contrôle du robot Clank. Les novices (ou les fainéants) ont la possibilité de sauter ces passages s’ils sont bloqués.

Cette aventure développée par Insomniac Games – déjà aux commandes des impeccables Marvel’s Spiderman et Marvel’s Spiderman : Miles Morales – est d’une fidélité absolue au concept de la saga dont elle est le quatorzième épisode. C’est un jeu bourré d’action mis en scène dans un univers peuplé d’animaux adorables. Pour rester accessible à toute la famille, il y est également possible d’adapter le niveau de difficulté sur une échelle de 1 à 5. Un moyen idéal pour initier un enfant ou un préado à un jeu de tir à la troisième personne.

Ce jeu, qui se termine en une quinzaine d’heures, repose sur une alternance des phases de plates-formes, plutôt basiques, et des séquences de combats à l’arme à feu, plus coriaces. Mais ce qui saute aux yeux dès la première cinématique et le tutoriel très réussi, c’est que le jeu est somptueux. Les décors fourmillent de détails, les lumières sont nuancées et les déplacements lors des phases de glisse impressionnent. Il faut avouer qu’on a déclenché à maintes reprises le mode photo ou pris énormément de détours pour admirer les paysages lors de nos chevauchées en « scarapide », un insecte qui semble doté d’un moteur de Formule 1.

Sept mois seulement après sa sortie, la ludothèque de la Playstation 5 n’étant pas encore particulièrement embouteillée, on n’a pas perdu une miette de cette démonstration de force, en explorant les quelques quêtes annexes et niveaux optionnels du jeu.

Des armes délirantes

Le joueur prend aussi le contrôle de Rivet, alter ego féminin de Ratchet. La voici en pleine promenade à dos de « scarapide ».

Avec ses niveaux de petite taille à l’heure où les blockbusters alignent les mondes ouverts, Ratchet & Clank : Rift Apart est plus intéressant dans ses phases de tirs que d’exploration. On y fait régulièrement face à des adversaires de plus en plus coriaces et aux stratégies variées. Pour affronter les vagues d’assaillants, qui peuvent nous submerger par leur nombre ou nous mettre rapidement KO en raison de leur puissance de feu, il faut surtout bien garnir son armurerie.

On en vient alors à l’élément les plus ludique de la saga : ses armes délirantes. Il est ainsi question de s’équiper d’un pistolet ricochet qui permet de toucher un adversaire plusieurs fois en augmentant à chaque fois les dégâts, ou d’un fusil réfrigérant qui transforme les monstres en glaçon.

Plus on progresse, plus on récupère des boulons qui permettent de se doter de nouvelles pétoires. Et pour peu que l’on prenne le temps de récupérer des cristaux de raritarium sur notre passage, on peut augmenter la puissance et les effets de nos fusils.

Choisir ses armes permet d’affiner une stratégie pour occire les boss les plus résistants. Par exemple, il nous a fallu augmenter au maximum les capacités de notre Arroseur topiaire pour nous imposer face à des robots pirates dans une arène. Cette arme qui se déploie comme la buse d’un système d’arrosage automatique pulvérise un jet qui transforme temporairement les ennemis en végétaux. Une fois qu’ils ont été immobilisés, quelques coups de Collisionneur de négatron ou de Paratonerre nous ont ensuite suffi à terrasser ces adversaires récalcitrants.

En bref, ce mélange de phases d’action et d’exploration fonctionne à plein. On regrette un peu que les moments les plus expérimentaux (comme les phases de hacking très réussies) n’y soient que trop rares. Mais ce space opera bourré de rebondissements ne connaît aucun temps mort.

Un pur divertissement

Un jeu sans temps mort et bourré de divertissements.

Derrière l’humour rafraîchissant et les personnages attachants, il ne faut pas non plus attendre plus qu’un pur divertissement conçu pour la Playstation 5. Son univers paraît par exemple profondément manichéen et on y regrette que Rivet et Ratchet soient totalement interchangeables.

Les deux personnages, présentés comme des « doubles dimensionnels », répondent aux mêmes commandes. Ils sautent, courent sur des murs ou esquivent de la même manière. Même les armes et les armures collectées pour l’un sont disponibles pour l’autre. On finit même parfois par oublier si l’on a joué l’un ou l’autre dans certaines séquences de l’aventure.

Finalement, la formule dépoussière bien cette franchise qui a connu ses heures de gloire dans les années 2000 et qui se montrait plus rare (le dernier épisode, un reboot, datait de 2016). Ratchet & Clank : Rift Apart répond parfaitement au cahier des charges de faire découvrir la saga à de nouveaux joueurs sans froisser les fidèles. Un jeu parfaitement maîtrisé, même si la plupart du temps assez lisse.

L’avis de Pixels

C’est plutôt pour vous si

  • Vous aimez les jeux de plate-forme et de shoot sans prise de tête
  • Vous êtes un fidèle de la série
  • De jeunes membres de votre famille veulent se mettre aux jeux d’action

Ce n’est plutôt pas pour vous si

  • Vous n’avez pas de PS5
  • Vous penchez plutôt pour Dark Souls que pour Toy Story
  • Vous n’êtes pas prêt à passer quinze heures en compagnie d’animaux mignons et de robots rigolos

On a aimé :

  • Un jeu sans temps mort et bourré de rebondissements
  • Massacrer des tonnes de monstres avec des armes farfelues
  • Sapristi, qu’est-ce que c’est beau !

On a moins aimé :

  • La formule finalement classique
  • Rivet et Ratchet son interchangeables
  • Un jeu assez manichéen

La note de Pixels :

8 000 boulons sur les 10 000 nécessaires pour acheter une Excavatueuse

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