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Nouvelle-Calédonie : un long parcours jusqu’au consensus autour d’un ultime référendum

A cette semaine de travail à Paris sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie avaient été invités les dix membres du « groupe Leprédour », du nom de l’îlot sur lequel s’était renoué le dialogue à l’issue du déplacement du ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, à l’issue de son déplacement sur le territoire en octobre 2020. Ces dix personnalités – le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Thierry Santa, les députés (UDI et indépendants) Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, le sénateur (Les Républicains) Pierre Frogier et la présidente de la province Sud, Sonia Backès, côté loyaliste, et, côté indépendantiste, le président du Congrès, Roch Wamytan, le président de la province Nord, Paul Néaoutyine, celui de la province des îles Loyauté, Jacques Lalié, Daniel Goa pour l’Union calédonienne (UC) et Victor Tutugoro pour l’Union progressiste en Mélanésie – pouvaient être accompagnées de délégations élargies, certains moments de discussion étant réservés en « format Leprédour ».

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Premier accroc : le refus de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI) de participer à ces travaux et, par conséquent, l’absence de MM. Néaoutyine et Tutugoro. Deuxième coup de théâtre : le premier contact a eu lieu à Matignon, le mercredi 26 mai, où le premier ministre, Jean Castex, a reçu une à une l’ensemble des délégations. Mais, pour M. Frogier, signataire historique des accords, ce point de départ était un point de non-retour. Persuadé que le gouvernement avait déjà arrêté son choix d’organiser la troisième consultation sur l’indépendance après l’élection présidentielle, il claquait la porte et se retirait des discussions. Troisième chaise vide.

Des échanges riches et animés

C’était mal parti. Pourtant, les échanges qui se sont déroulés les jours suivants avec les services de l’Etat sur les conséquences du oui et du non ont été riches et animés, se prolongeant parfois bien au-delà de la durée prévue. L’UC, pour sa part, était venue avec un document écrit de seize pages, répondant au document qu’avait adressé le ministère des outre-mer, sur sa vision de « la fin de l’accord de Nouméa, la phase de transition, la structuration du pays souverain de Kanaky-Nouvelle-Calédonie ».

Malgré la qualité des échanges, chacun continuait cependant de camper sur ses positions. « Ce qui est sûr, c’est que le fameux trou noir dont il était question si le oui l’emportait n’est finalement pas une réalité », déclarait le premier vice-président de l’UC, Gilbert Tyuienon, à la sortie de la troisième journée de travail. Tandis qu’à quelques mètres de là M. Santa affirmait que les données sur les conséquences du oui et du non « font ressortir clairement l’impossibilité d’une indépendance ». Le résultat final n’en est que plus inespéré.

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