Actualités

Municipales à Lille : le rapporteur public préconise le rejet des recours contre Martine Aubry

Plus de 500 signatures différentes repérées sur les registres électoraux lillois entre le premier et le second tour des municipales. Une triple championne du monde de boxe influente embauchée par la ville deux jours avant le premier tour. Ou encore des électeurs qui n’ont pas pu exercer leur droit de suffrage… Jeudi 18 février au matin, le tribunal administratif de Lille se penchait sur trois volumineux recours demandant l’annulation des élections municipales lilloises des 15 mars et 28 juin 2020.

Un électeur lillois et deux têtes de listes aux élections municipales, Stéphane Baly (Europe Ecologie-Les Verts, EELV) et Violette Spillebout (La République en marche, LRM), ont dénoncé de nombreuses irrégularités de la part de la liste emmenée par la maire sortante PS Martine Aubry pendant la campagne électorale et pendant le scrutin.

Lire aussi Martine Aubry réélue maire de Lille, ses opposants déposent un recours

Les conclusions du rapporteur public ont pourtant été sans appel lors de l’audience : dans cette affaire qu’il a jugée « ô combien délicate mais passionnante », il a conclu que les nombreux griefs des protestataires « ne donnaient pas lieu d’annuler les élections ». Si le tribunal administratif suit son avis, ce qu’il fait dans la majorité des cas, alors l’élection sera confirmée. Dans le cas inverse, les Lillois retourneront aux urnes. Décision sous quinze jours.

Des registres électoraux difficiles à éplucher

Absente au tribunal administratif, Mme Aubry était représentée par son adjoint et ex-directeur de cabinet Arnaud Deslandes, qui a simplement indiqué à la sortie de l’audience : « Rendez-vous au délibéré, on est sereins. » Une sérénité partagée par les parties adverses. « Nous avons confiance en la justice administrative à qui il appartient désormais, après les plaidoiries de ce matin, de se prononcer, a expliqué de son côté la conseillère municipale d’opposition Mme Spillebout. Ce qui est important, c’est la sincérité du scrutin. Les règles électorales doivent être respectées par tous, or les recours montrent que les règles ont été bafouées pendant toute la campagne. »

L’enjeu est de taille, notamment pour le candidat écologiste Stéphane Baly. En pleine crise sanitaire liée au Covid-19, les Lillois ont boudé les urnes avec un taux d’abstention à 68,27 %. Et seulement 227 voix ont séparé la maire réélue (avec 40 %, soit 15 389 voix) de son challengeur écologiste (15 162 voix et 39,41 % des suffrages). Reprenant les griefs un par un, le rapporteur public a estimé que l’écart se situait à 159 voix, et non 227. Insuffisant, selon lui, pour altérer la sincérité du scrutin et faire annuler l’élection.

Il vous reste 52.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top