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Mondiaux de ski alpin : Mathieu Faivre rafle encore de l’or en géant après son titre en parallèle

Mathieu Faivre pose avec sa médaille d’or de champion du monde de slalom géant, le 19 février 2021 à Cortina d’Ampezzo.

Un géantiste français peut en cacher un autre. Dans l’ombre d’Alexis Pinturault depuis des années, Mathieu Faivre (29 ans) a profité de la chute de son compatriote en début de seconde manche pour devenir champion du monde de slalom géant, ce 19 février, à Cortina d’Ampezzo en Italie. Quatrième du premier tracé, le Niçois a posé son ski puissant pour déjouer les pièges d’une piste glacée et fatale à de nombreux concurrents. Il devance de 63 centièmes l’Italien Luca De Aliprandini et de 87 centièmes l’Autrichien Marco Schwarz.

En l’espace de trois jours, Faivre a sérieusement étoffé un palmarès pas à la hauteur du talent de cet ancien champion du monde junior. Son titre dans l’épreuve du parallèle (discipline qu’il ne portait pourtant pas dans son cœur jusqu’à présent) lui a donné une confiance quelque peu égarée ces dernières années. « Je suis le premier champion du monde de parallèle, mais ça ne change pas ce que je disais auparavant sur cette épreuve, confiait-il après sa victoire. Mais bon, cette médaille d’or, je ne vais pas cracher dessus ! »

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Une déclaration qui colle bien avec le personnage, franc du collier, capable de dire après un géant décevant lors de Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 que l’épreuve par équipes « est le dernier de ses soucis » et qu’il est d’abord là « pour sa pomme ». « Avec Mathieu, ce n’est pas facile tous les jours. Il est exigeant, mais on le prend comme il est et il prend de la maturité au fil des années », confiait à L’Equipe, Fred Perrin, l’entraîneur des géantistes français après la médaille d’or du parallèle.

« Je suis têtu et j’ai parfois le sang chaud »

Interrogé par France 2, le champion du monde remerciait tout l’encadrement tricolore pour le soutenir et le supporter parfois. « Je suis têtu et j’ai parfois le sang chaud », avouait celui qui avait vécu un début d’hiver délicat et dont on avait surtout cité le nom pour sa récente séparation avec la star du ski féminin, l’Américaine Mikaela Shiffrin.

Seulement 17e du classement général de la spécialité, Faivre observait son compatriote Alexis Pinturault empiler les victoires, lui dont le dernier succès remontait à Val d’Isère en décembre 2016, déjà sur une neige verglacée. « Je suis fier de ce que j’ai fait. Tout n’a pas été correct techniquement, mais l’important était d’y croire jusqu’au bout même si j’ai été à la limite parfois », a-t-il confié à propos de sa seconde manche.

Cette limite, Alexis Pinturault l’a touchée dès la cinquième porte avec cette faute d’intérieur, hantise des géantistes. « J’avais vu que la cinquième posait problème, je me fais taper, ça me prend la chaussure et c’est fini. Je suis déçu du résultat, déçu d’être sorti mais j’aurai tenté », explique le skieur de Courchevel, déçu, au micro de France 2.

Déjà médaillé d’argent en combiné et de bronze en super-G, le leader du classement général de la Coupe du monde espère toucher de l’or dimanche dans l’épreuve du slalom. Faivre, lui, en a fini avec ses championnats. Il en repart avec deux titres et rejoint dans le grand livre du ski français, Guy Périllat, champion du monde de géant à Portillo au Chili en 1966 et Jean-Claude Killy, deux ans plus tard à Grenoble quand l’or olympique valait aussi pour un titre mondial.

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