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Malgré l’incertitude, la Banque de France projette une croissance de 5 % pour 2021

Devant la Banque de France, à Paris, le 15 janvier 2020.

Autant l’année 2021 appelle à la prudence, car les incertitudes sont grandes sur le front de l’épidémie de Covid-19, et donc le rythme de la reprise économique, autant le bilan de 2020 semble en passe d’être scellé. Avec une chute de 9 % du produit intérieur brut en moyenne annuelle, la récession de l’année dernière est bien la plus rude depuis 1945, note la Banque de France, dans l’enquête mensuelle de conjoncture publiée mercredi 13 janvier.

Ce résultat, moins mauvais que pouvaient le laisser augurer certaines anticipations, en particulier celles de Bercy, est notamment dû à la légère amélioration intervenue en décembre. L’activité sur le dernier mois de 2020 est en recul de 7 % par rapport à son niveau d’avant-crise – un peu mieux qu’espéré (– 8 %) – et sensiblement meilleure qu’en novembre, lorsque le deuxième confinement a été instauré.

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Au printemps, lors du premier confinement, la perte d’activité avait en effet été de – 31 %, suivie d’une nette reprise. « Nous avons appris à travailler en nous protégeant », se félicite le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. A l’exception des secteurs les plus touchés par la crise, dont l’hôtellerie-restauration ainsi que les autres lieux toujours fermés administrativement, où le télétravail et les protocoles sanitaires ne sont que d’un secours tout relatif.

A l’inverse, certaines activités, comme les services d’édition de logiciels ou les services informatiques, ont connu un rythme d’activité en décembre supérieur au niveau d’avant la crise. Certains pans de l’industrie (chimie, pharmacie, agroalimentaire) ou le bâtiment sont proches, eux, de retrouver leur niveau d’antan. Enfin, dès la fin du confinement, le 15 décembre, les consommateurs ont retrouvé avec entrain le chemin des commerces, comme l’a noté le Trésor en examinant les données de transactions par carte bancaire : les achats ont été supérieurs de 4 % à ceux effectués à la même période de 2019.

« Un défi »

Dans ces conditions, aux dates auxquelles a été menée l’enquête de conjoncture (du 21 décembre au 7 janvier), les 8 500 chefs d’entreprise interrogés se sont montrés raisonnablement optimistes pour le début de 2021. Ils envisageaient alors une poursuite de l’activité en janvier sur le même rythme qu’en décembre. Ce qui permet à la Banque de France de maintenir sa prévision de croissance de 5 % pour 2021 et 2022.

Ce scénario se fonde toutefois sur l’hypothèse d’une levée progressive des mesures de restrictions après le premier trimestre. Depuis quelques jours, il est fragilisé par l’apparition du nouveau variant britannique du virus, les lenteurs de la campagne de vaccination en France et, comme l’a souligné Bruno Le Maire mardi 12 janvier, l’impact des reconfinements décidés par les voisins européens et partenaires économiques de la France.

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