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L’or noir offre des résultats en hausse aux majors du pétrole

Les géants de l’or noir sont revenus dans le vert. A l’occasion de leurs résultats du premier trimestre, les principales compagnies pétrolières européennes affichent des résultats en nette hausse. Et pour cause : leurs bilans du premier trimestre 2020 avaient été frappés durement par la baisse de la demande due aux mesures de confinement et surtout à la guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite.

Un an plus tard, cet épisode semble lointain aux « majors » européennes. Le français Total a vu son bénéfice net bondir à 3,3 milliards de dollars au premier trimestre 2021 – soit 100 fois plus qu’en 2020. Le groupe fait même mieux que lors de la même période en 2019, avant la crise. Le britannique BP fait encore mieux, avec un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars – contre une perte de nette de 4,4 milliards début 2020. Idem pour Shell, qui engrange 5,7 milliards de dollars au premier trimestre (contre 24 millions de profits il y a un an).

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La cause de ce rebond est évidente : la hausse des cours du baril de pétrole, solidement installé au-dessus de 60 dollars depuis le début de l’année 2021. Ce niveau relativement élevé reste soutenu par les quotas massifs que s’imposent les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et en particulier l’Arabie saoudite, et leur allié russe. En avril 2020, en pleine expansion de la pandémie mondiale, les désaccords entre Riyad et Moscou avaient conduit le prix du baril à dégringoler. Les grandes compagnies pétrolières ont alors dû annuler de nombreux investissements et annoncer un tour de vis sévère.

Un virage « multi-énergies »

Cette période semble révolue, et la remontée des prix des hydrocarbures permet aux majors de sortir du choc particulièrement brutal de l’année 2020. Et d’envisager plus sereinement l’avenir : « Dans l’ensemble, la tendance va dans la bonne direction », estime ainsi la directrice financière de Shell, Jessica Uhl. « Total est déjà revenu à son rythme de résultats élevés comme avant la crise (…) Tout va bien », assure le PDG de Total, Patrick Pouyanné, dans un entretien au quotidien Sud Ouest.

Mais cette remontée fulgurante illustre la réalité de ces géants aux pieds d’argile : ils sont encore ultradépendants des cours des hydrocarbures. Les trois plus grandes compagnies européennes affichent pourtant une toute autre ambition : depuis 2020, BP, Shell et Total se sont engagées à atteindre un objectif de « neutralité carbone » en 2050 – même s’ils restent flous sur la définition de celle-ci.

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