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L’ONU appelle à restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030

Piles de pousses d’arbres en attente d’être plantées, dans la ferme forestière soutenue par l’Etat de Yangguan, au bord du désert de Gobi dans la province du Gansu, en Chine, le 13 avril 2021.

Au Pakistan, 10 milliards d’arbres doivent être plantés en cinq ans, et des efforts sont menés pour restaurer des zones humides telles que la lagune de Miani Hor, dans le Baloutchistan. Au Costa Rica, le couvert forestier a doublé depuis les années 1980, et le développement de l’écotourisme contribue à la hausse du produit intérieur brut (PIB). En Chine, la cigogne orientale est revenue dans le lac Hong après que la végétation aquatique a été reconstituée.

Dès les prochaines années, ces initiatives devront se multiplier et changer d’échelle. A l’occasion du lancement de la décennie pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), les Nations unies appellent la communauté internationale à mettre en œuvre ses engagements et à restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées, soit une superficie supérieure à celle de la Chine. Les dirigeants sont également invités à prendre des décisions similaires en faveur des océans, précisent le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié jeudi 3 juin. Au total, 115 Etats ont déjà exprimé leur volonté de restaurer des territoires, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie et en Amérique centrale.

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« Accroître la protection et la gestion durable de ce qui reste de nos paysages naturels et des océans ne suffira pas : les écosystèmes dégradés de la planète et les énormes avantages qu’ils procurent doivent également être restaurés », expliquent Inger Andersen, la directrice exécutive du PNUE, et Qu Dongyu, directeur général de la FAO. « La protection des écosystèmes sains et les aires protégées sont vitales mais nous avons provoqué tellement de dommages que se concentrer uniquement sur la conservation n’est plus suffisant, ajoute Barnabas Dickson, l’un des principaux auteurs du rapport. La dégradation des écosystèmes correspond à la perte des services qu’ils fournissent. Si l’on veut enrayer l’érosion de la biodiversité mais aussi assurer la sécurité alimentaire ou atténuer les effets du dérèglement climatique, il faut restaurer ces fonctions. »

Huit écosystèmes profondément touchés

Les populations humaines ont laissé leur marque sur une très large proportion de la planète – une étude récente publiée sur le site Frontiers estime par exemple que seuls 3 % de la surface terrestre sont « écologiquement intacts ». Dans leur rapport, le PNUE et la FAO s’intéressent en particulier à huit écosystèmes (les terres agricoles, les forêts, l’eau douce, les prairies, zones arbustives et savanes, les montagnes, les océans et zones côtières, les tourbières, les zones urbaines) sur lesquels il est nécessaire d’agir en priorité : tous ont été profondément touchés, en particulier par les changements d’usage des terres et la surexploitation des ressources.

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