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L’étudiant à l’origine du #metoogay retrouvé mort

D’un message sur Twitter, le jeudi 21 janvier, il avait sans le vouloir lancé un mouvement de libération de la parole chez les homosexuels, sous le hashtag #metoogay. Mardi 9 février, le corps sans vie de Guillaume T., 20 ans, a été retrouvé à Nanterre. « Selon les premières constatations, le jeune homme, qui redoublait sa première année de licence d’administration économique et sociale, s’est pendu dans sa chambre d’étudiant », indique Le Parisien.

Le suicide apparent de Guillaume T. est-il lié à la secousse provoquée par son tweet ? L’enquête ouverte permettra peut-être d’y voir plus clair. Guillaume T. était sorti de l’anonymat le 21 janvier. Ce jeudi-là, après avoir sondé la veille quelques personnes, l’étudiant publie sur Twitter un message dans lequel il accuse nommément deux responsables communistes parisiens, le conseiller de Paris Maxime Cochard et son compagnon, d’avoir profité de sa fragilité et de l’avoir violé, en octobre 2018. Des accusations totalement réfutées par les intéressés, leur avocate, Fanny Colin, qui a déposé une plainte en diffamation, affirmant que jamais ses clients n’ont forcé le consentement de quiconque.

Un déferlement

Le lendemain, Guillaume T. s’était confié longuement au Monde.

« C’était l’année de ma terminale, raconte-t-il. Je n’avais que 18 ans, j’étais vulnérable. En raison de problèmes familiaux, je n’avais pas vraiment d’endroit où dormir. J’ai couché plusieurs fois chez eux. Ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, pour avoir des relations sexuelles avec moi. J’ai mis plus de deux ans à prendre conscience que ce que j’avais vécu n’était pas consenti, et à mettre le mot violsur cela. Cela m’arrangeait de faire comme si rien n’était arrivé. »

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Guillaume T. avait décidé de parler publiquement, « car je vois à quel point ces personnes prennent de plus en plus d’importance au sein du PCF et de responsabilités à la Ville de Paris », avait-il expliqué. Sur Twitter, son message avait immédiatement provoqué un déferlement de réactions. Des centaines de messages avaient afflué, racontant des violences sexuelles parmi les homosexuels. « Je n’aurais jamais imaginé qu’il y aurait tant de témoignages », avait réagi à chaud Guillaume T., qui s’avouait « dépassé » par l’onde de choc. « Même Marlene Schiappa en a parlé ! », s’exclamait-il, encore étonné que la ministre ait assuré de son « plein soutien » tous ceux qui osent briser le silence en dévoilant leurs histoires intimes et douloureuses.

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