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L’Espagne a confirmé mardi la mort de deux de ses ressortissants après l’attaque lundi, dans la journée, d’une patrouille contre le braconnage dans l’est du pays.

Dans le camp de personnes déplacées à la suite des attaques djihadistes de Goudebou, près de Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, le 11 mars 2021.

Au lendemain d’une attaque dans l’est du Tchad à la suite de laquelle trois Européens et un Burkinabé étaient portés disparus, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a confirmé mardi 27 avril la mort de deux de ses ressortissants. Le troisième Européen, un Irlandais, a également « été exécuté par les terroristes », a annoncé un haut responsable des services de sécurité burkinabés. On ne connaît pas, pour le moment, le sort du dernier disparu, un Burkinabé, selon des sources locales et sécuritaires à l’Agence France-Presse (AFP).

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Une patrouille antibraconnage, composée de militaires, de forestiers, de formateurs et de journalistes occidentaux, « a été la cible d’une attaque sur l’axe Fada N’Gourma-Pama », avait plus tôt dans la journée déclaré un responsable local. L’attaque a été confirmée par des sources sécuritaires, l’une d’elles affirmant que les disparus occidentaux étaient « deux Espagnols et un Irlandais, tous des journalistes formateurs travaillant pour le compte d’une ONG qui œuvre pour la protection de l’environnement ».

L’attaque a été menée par des hommes armés circulant à bord de deux pick-up et d’une dizaine de motos, selon les sources sécuritaires, qui ont précisé que des armes et du matériel, dont deux pick-up et un drone, avaient été emportés par les assaillants.

En proie aux attaques djihadistes

Plusieurs prises d’otages étrangers ont eu lieu ces dernières années au Burkina Faso, confronté depuis 2015 à des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes. Un couple d’Australiens avait été enlevé à Djibo (à la frontière avec le Mali et le Niger) dans la nuit du 15 au 16 janvier 2016 lors d’une action apparemment coordonnée avec des attentats à Ouagadougou. Cette nuit-là, des djihadistes avaient ouvert le feu dans les cafés, restaurants et hôtels de l’avenue Kwame-Nkrumah, haut lieu de la vie nocturne ouagalaise, faisant 30 morts et 71 blessés.

La femme, Jocelyn Elliot, avait été remise par ses ravisseurs aux autorités nigériennes environ un mois après son enlèvement. Elle était ensuite rentrée au Burkina avant de regagner l’Australie. L’homme est toujours porté disparu. En décembre 2018, un couple italo-canadien avait disparu sur la route entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Il avait été libéré dans le Mali voisin, après plus d’un an de captivité.

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Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger en proie aux attaques djihadistes, en est également la victime régulière depuis 2015. D’abord concentrées dans le nord du pays, limitrophe du Mali, les exactions attribuées à des groupes djihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS), ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’est et le nord-ouest.

Depuis 2015, les actions violentes des djihadistes ont fait plus de 1 200 morts et plus d’un million de déplacés, fuyant les zones de violences.

Le Monde avec AFP

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