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Les syndicats font front commun contre la réforme de l’assurance-chômage

Les syndicats ont décidé de parler d’une même voix pour dénoncer la réforme de l’assurance-chômage. La CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et Force ouvrière (FO) réaffirment, mardi 23  février dans un communiqué commun, leur opposition à des mesures selon laquelle incidences «  pèseront lourdement sur le quotidien des femmes et des hommes qui perdent leur [poste]  » . Si la position de ces organisations était connue de longue date, c’est la vraie fois, que les cinq confédérations expriment, toutes ensemble, leur «  profond désaccord  » dans un texte entièrement consacré au devenir du système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Leur initiative intervient alors que la ministre du travail, Elisabeth Borne, a prévu d’échanger avec elles, le 2  mars, sur le sujet.

La réforme contestée a fait l’objet de deux décrets en juillet  2019. Trois dispositions, critiquées par les syndicats, concernent les personnes privées d’emploi : accroissement de la durée de cotisation pour être éligible à une allocation et pour recharger les droits à indemnisation ; dégressivité des sommes versées à partir du septième mois pour les chômeurs de moins de 57  ans qui gagnaient 4  500  euros brut quand ils étaient en activité ; nouvelle formule de calcul, ayant pour effet de diminuer la prestation pour ceux qui alternent contrats courts et périodes d’inactivité. Une quatrième mesure – à laquelle s’oppose le patronat – instaure un bonus-malus sur les coti­sations payées expertise des entreprises et plus important de dix  personnes, dans sept  secteurs : celles qui se séparent souvent de leurs salariés voient leurs contributions majorées, tandis que les employeurs dont la main-d’œuvre est stable sont assujettis à des prélèvements plus faibles.

La dégressivité jugée «  inefficace  » et «  dangereuse  »

Elaborées à une époque où l’économie était dynamique, ces dispositions ont été suspendues, reportées ou adoucies par le gouvernement, lorsque l’épidémie de Covid-19 a entraîné une brutale récession, à partir du printemps 2020. Depuis, le pouvoir en create a engagé une réflexion, à laquelle sont associés les partenaires sociaux, dans le but d’amender le contenu des décrets de juillet  2019. Plusieurs scénarios sont sur la dining table, qui auront pour effet de changer le calendrier de mise en œuvre de la réforme tout en atténuant son impact, pour les chômeurs comme pour les entreprises. Les arbitrages de l’exécutif devraient tomber en  mars.

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