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Les oppositions critiquent le retard au démarrage de la campagne vaccinale française

En quelques jours à peine, depuis le lancement de la vaccination contre le Covid-19, dimanche 28 décembre, l’ambiance politique a tourné au vinaigre autour de cet unique espoir de sortie de la crise sanitaire. Remisés, les doutes quant à la fiabilité du sérum à ARN messager ; les oppositions de droite, de gauche et du centre reprochent désormais au gouvernement sa lenteur, sur la foi de comparaisons internationales montrant le retard pris par la France par rapport à ses voisins.

« L’Allemagne est déjà à plus de 42 000 vaccinés, le Royaume-Uni à 900 000 et la France à moins de 200 ! Après les masques, les tests et l’isolement, un nouvel échec serait terrible. Je demande au gouvernement de rendre public le calendrier de vaccination des Ehpad [ établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ] par département », s’est exclamé mercredi 30 décembre le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau dans un tweet.

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Mardi soir, le ministre de la santé, Olivier Véran, a bien fourni un nouvel élément de calendrier vaccinal, en annonçant la mise à disposition du vaccin pour les soignants de plus de 50 ans d’ici fin janvier. Mais un cadre précis et chiffré tarde à émerger. « Face à la polémique qui monte, je vous sollicite pour que soit ajouté, aux données sanitaires présentées lors du point quotidien, le nombre de vaccinations réalisées chaque jour », a demandé mardi la cheffe de file des députés socialistes, Valérie Rabault. Elle appelle en outre le gouvernement à « donner l’exemple », « par exemple avec la vaccination des ministres les plus âgés ».

Stratégie « assumée »

Au niveau local, plus de 200 maires, emmenés par l’édile divers droite de Poissy (Yvelines), Karl Olive, affirment, dans une tribune relayée par Le Figaro, leur souhait de se faire vacciner en public pour donner l’exemple au plus vite. Une manière de donner de l’allant à une campagne vaccinale aux débuts balbutiants auprès des pensionnaires d’Ehpad. « Voilà qui couperait court également à cette idée répandue que les aînés dans les Ehpad seraient pris pour des cobayes. Qu’il faudrait d’abord tester les effets secondaires sur eux, et ensuite nous aviserions ! Quelle honte. Coupons court à cela et allons plus loin et plus rapidement dans notre démarche républicaine et sanitaire », écrivent-ils.

Il n’y a guère que Christian Estrosi, maire de Nice, à féliciter le gouvernement pour sa gestion : « Le ministre de la santé a été totalement à notre écoute », a-t-il estimé mercredi sur France Inter, la ville ayant obtenu, outre un couvre-feu anticipé, le lancement d’une campagne de vaccination anticipée dans ses Ehpad. Le Grand-Est devrait suivre, à compter de lundi, sans toutefois que la vaccination tourne à plein régime. A Matignon, on prévient que « la vraie montée en puissance est à partir de mi-janvier ».

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