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Les fonds d’infrastructures Meridiam et GIP, futurs propriétaires du « nouveau Suez »

Le casting est quasi arrêté. Selon nos informations, le « nouveau Suez », autrement dit la partie du géant de l’environnement qui ne sera pas gardée par son rival Veolia, sera repris par trois grands actionnaires institutionnels : le fonds d’infrastructures français Meridiam et américain GIP ainsi que la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les deux premiers ambitionnent de se tailler la part du lion avec 40 % du capital chacun, aux côtés de la CDC à hauteur d’environ 10 %. Il est prévu que les actionnaires salariés se voient réserver 10 % du tour de table.

Les trois prétendants avaient été conviés, mercredi 28 avril, dans les locaux parisiens, en bord de Seine, du cabinet d’avocats Bredin Prat, conseil de Suez, lors d’une réunion de lancement de l’opération organisée par Philippe Varin et Bertrand Camus, le président et le directeur général de Suez, ainsi que par Antoine Frérot, le PDG de Veolia. « Le processus de vente est piloté par Suez en coordination forte avec Veolia », confirme M. Camus.

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L’industriel allemand Remondis, qui avait fait part de son intérêt pour entrer au tour de table du nouveau Suez comme l’a révélé L’Obs, n’était pas de la partie. « Nous avons reçu énormément de marques d’intérêt, mais il fallait trouver un équilibre », souligne M. Camus. Mais à partir du moment où l’américain GIP, avec qui la direction de Suez discute depuis des mois, a confirmé son souhait de prendre 40 % du capital, il ne restait plus de place pour d’autres investisseurs étrangers : le gouvernement avait indiqué que le nouveau Suez devrait être détenu à une large majorité par des intérêts français.

« Faire les choses proprement et aller vite »

La transaction elle-même se fera au moment où l’OPA de Veolia se débouclera, vers la fin de l’année. Pour autant, selon les termes de l’armistice conclu, le 12 avril, entre Suez et Veolia, les repreneurs doivent signer un accord avant le 14 mai, qui comprendra une valorisation, leurs engagements de financement et des règles de gouvernance. « Nous voulons nous assurer que le nouvel ensemble, où travaillent près de la moitié des équipes de Suez, aura une capacité de développement », martèle M. Camus.

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Le nouveau Suez comprendra les activités françaises du groupe, eau et déchets, complétées par des bases internationales (Italie, Maroc, Inde ou Chine). Compte tenu de l’imbrication de ces opérations, le découpage promet d’être complexe, ne serait-ce qu’au niveau du siège ou des systèmes d’information, avec des impacts fiscaux à mesurer et des règles de concurrence à respecter. « L’intérêt de tout le monde est de faire les choses proprement et d’aller vite », assure M. Camus.

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