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Les étudiants de HEC veulent un patron « vert » pour leur école

L’Ecole des hautes études commerciales, HEC Paris, à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines.

« Apprendre à oser », annonce le slogan de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC). « Aujourd’hui, à notre tour de vous demander d’oser », viennent de rétorquer les étudiants de l’association Esp’R HEC Paris, qui promeut l’écologie et l’économie sociale et solidaire sur le campus de Jouy-en-Josas (Yvelines), dans une lettre ouverte signée par près de deux mille étudiants et anciens élèves. Ils demandent au conseil d’administration de HEC Paris, qui s’apprête à désigner un nouveau directeur général, de choisir un ou une candidate « qui saura répondre à [leurs] attentes en termes d’engagement environnemental et écologique ».

« Nos modes de vie bousculent les équilibres environnementaux et sociaux, montrant année après année des limites toujours plus évidentes. Ce formidable défi n’est pas une contrainte, mais bien une opportunité et une promesse d’avenir dans un monde post-Covid. HEC est présentée dans les classements comme la première école de commerce européenne. Elle a le devoir de se hisser à la hauteur de son rang en montrant l’exemple. »

La grande école de commerce est en quête d’un dirigeant depuis la démission surprise de Peter Todd, le 5 octobre 2020, pour raisons de santé. Cet universitaire canadien avait succédé en 2015 à Bernard Ramanantsoa, qui avait dirigé le prestigieux établissement pendant vingt ans. Ancien élève de l’ENS Cachan, docteur en sciences économiques, Eloïc Peyrache est, depuis, « dean » (doyen) par intérim de l’école, dont il était directeur délégué et directeur du programme grande école (PGE).

Les étudiants ne manquent pas d’idées concrètes

Les étudiants qui ont lancé l’opération se veulent modestes. « Peut-être qu’on n’arrivera pas à influer sur le choix du futur directeur général, mais on espère influencer le candidat retenu sur le programme à mettre en œuvre à HEC », explique Emma Rouvière, étudiante en master et membre de l’association Esp’R.

Elle et ses camarades ont bien pris acte par l’école de la création de deux « académies » (ensemble de séminaires thématiques), l’une spécialisée dans l’économie circulaire, l’autre dans l’entreprenariat « à impact » (social et environnemental). Mais le temps leur semble venu que « l’écologie ne soit plus traitée comme une spécialité parmi d’autres, mais prise en compte dans le tronc commun des enseignements généraux », estime la jeune femme. Et d’idées concrètes, les étudiants ne manquent pas, depuis le manifeste pour un réveil écologique, lancé en 2018 par des élèves de quatre grandes écoles (Polytechnique, ENS, AgroParisTech et HEC) pour se mobiliser face à l’urgence climatique.

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