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L’épidémie perturbe encore l’agenda électoral

Deux projets de loi électoraux seront présentés, lundi 21 décembre, au conseil des ministres. Le premier, suivant les recommandations du rapport remis le 13 novembre au premier ministre par l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, reporte au mois de juin 2021 les élections régionales et départementales, qui devaient initialement se tenir en mars. La date de convocation des électeurs sera fixée par décret, au plus tard six semaines avant le scrutin : le choix n’est pas encore arrêté entre les 13 et 20 juin ou les 20 et 27 juin. Le second porte diverses dispositions sur l’organisation de la prochaine élection présidentielle.

Les élections départementales et, surtout, les régionales, lors desquelles plusieurs potentiels candidats de la droite à l’élection présidentielle sont en lice dans leurs fiefs respectifs – Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, Valérie Pécresse en Ile-de-France, voire Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes –, sont le dernier rendez-vous électoral avant celui de 2022. L’occasion de peaufiner leur stature pour ceux qui aspirent à la magistrature suprême. Et redoutable casse-tête pour un pouvoir exécutif conscient du risque d’essuyer une nouvelle débâcle qui affaiblirait la dynamique autour du président de la République.

Ne pas reproduire l’imbroglio des municipales

Lors d’un déjeuner à l’Elysée, mi-juin, avec Renaud Muselier et François Bonneau, respectivement président et président délégué de Régions de France, Emmanuel Macron avait évoqué l’hypothèse d’un report du scrutin régional après l’élection présidentielle. Officiellement, afin de ne pas entraver le déploiement du plan de relance, auquel les régions sont étroitement associées. Le ballon d’essai s’était vite dégonflé face au tollé suscité par cette éventualité.

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Suffisant, toutefois, pour que s’instille le poison du soupçon au sein des oppositions : le chef de l’Etat ne serait-il pas prêt à sacrifier les élections locales du printemps 2021 en tirant argument de l’épidémie de Covid-19 ? Les premières escarmouches ont eu lieu au Sénat, en octobre, lors de l’examen du projet de loi autorisant la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire. L’ex-président de la commission des lois Philippe Bas, sénateur (Les Républicains, LR) de la Manche et rapporteur du texte, a présenté un amendement visant à « sécuriser le déroulement des élections régionales et départementales prévues en mars 2021 ». Accessoirement, il s’agissait de montrer que le gouvernement ne se donnait pas les moyens d’organiser l’échéance dans des conditions appropriées.

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