Actualités

Le Royaume-Uni donne son feu vert au vaccin Oxford/AstraZeneca

Dans les rues de Londres, le 23 décembre. Un panneau d’information appelle la population à rester chez elle.

L’annonce a le potentiel de changer le cours de l’épidémie de Covid-19 au Royaume-Uni : mercredi 30 décembre, l’agence britannique du médicament, la MHRA (Medicines and Healthcare products Regulatory Agency), a annoncé au petit matin avoir donné son feu vert à l’utilisation du vaccin développé par l’université d’Oxford et la firme pharmaceutique AstraZeneca, basée à Cambridge. « Ce feu vert fait suite à des tests cliniques rigoureux, puis à une analyse approfondie des données par les experts du MHRA, qui ont conclu que le vaccin remplissait tous ses standards de sécurité, de qualité, et d’efficacité », a précisé le gouvernement britannique dans un communiqué.

« Quelle brillante manière de terminer l’année 2020 », s’est immédiatement félicité Matt Hancock, le ministre britannique de la santé sur Twitter. « C’est un moment extrêmement important dans la lutte contre la pandémie, et c’est une bonne nouvelle pour tout le monde », a-t-il ajouté sur la BBC, confirmant que la campagne vaccinale commencerait dès le 4 janvier 2021. « Elle ira au rythme de la fabrication du vaccin », a prévenu le ministre, qui a assuré que le pays disposerait, dès la semaine prochaine, « de centaines de milliers de doses ». Le gouvernement en a commandé 100 millions au total.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : le Royaume-Uni a lancé sa campagne de vaccination

La MHRA s’était déjà distinguée en étant la première agence au monde à donner son feu vert, le 2 décembre, à l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNtech, et la campagne de vaccination avait commencé dès le 8 décembre au Royaume-Uni. Plus de 600 000 personnes ont reçu leur première injection de ce vaccin, mais les autorités du pays pariaient énormément sur le vaccin « britannique », développé en partie sur fonds publics par l’équipe des professeurs Sarah Gilbert et Andrew Pollard, à l’université d’Oxford, en partenariat avec AstraZeneca.

« Un changement considérable »

Et pour cause : ce vaccin, dont l’efficacité, selon Oxford, est « en moyenne de 70,4 % » après deux injections, est bien moins cher que le Pfizer/BioNtech (3 livres sterling, contre au moins 15 livres sterling). Mais surtout, il peut se conserver au réfrigérateur, contrairement au premier, qui nécessite d’être maintenu à très basse température (– 70° C), ce qui rendait la campagne vaccinale très complexe : les injections avaient surtout lieu dans les hôpitaux, et elles étaient bien plus compliquées à organiser dans les maisons de retraite. « Il s’agit d’un changement considérable, nous allons pouvoir conserver les doses d’Oxford/AstraZeneca dans les maisons de retraite », s’est réjoui William Bird, un médecin généraliste, au micro de la BBC.

Il vous reste 57.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top