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Le prix du pétrole grimpe dans le sillage de la reprise économique

Le secrétaire général de l’OPEP, le Nigérian Mohammed Barkindo, en 2019.

Il y a un an, le baril de brent de la mer du Nord s’échangeait autour de 35 dollars (environ 29 euros), après être tombé sous la barre des 20 dollars durant la première vague de Covid-19 et le confinement du printemps, qui avait étouffé l’activité économique et la demande d’or noir. Du jamais-vu depuis 2002. Un an après, le cours du brut négocié à Londres est repassé au-dessus de la barre des 70 dollars (57 euros), poussé par une reprise que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de revoir à la hausse pour cette année (+ 5,8 %).

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L’embellie n’a pas échappé à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et à dix autres pays non-OPEP, dont la Russie, qui ont formé en 2016 un cartel baptisé « OPEP+ » pour peser face aux pays consommateurs. Mais ils restent prudents et surveillent l’évolution du marché au mois le mois. Réunis mardi 1er juin par visioconférence, il ne leur a pas fallu une demi-heure pour reconduire leur décision d’avril, « compte tenu des fondamentaux du marché observés » : desserrer progressivement les vannes d’ici à la fin juillet, soit 2,2 millions de barils supplémentaires.

L’Arabie saoudite et la Russie, les deux plus gros exportateurs de brut, se donnent un délai supplémentaire pour décider une nouvelle hausse de la production

Les marchés ont validé cette stratégie : le baril de brent pour livraison en août a gagné 1,34 % (à 70,25 dollars) et le WTI livrable en juillet 2,11 % (à 67,72 dollars). L’Arabie saoudite et la Russie, les deux plus gros exportateurs de brut, se donnent un délai supplémentaire pour décider une nouvelle hausse de la production. Il semble acquis qu’ils mettront plus d’or noir sur le marché au second semestre, une décision qui pourrait être prise le 1er juillet, lors de la prochaine réunion de l’OPEP+. Les prix à la pompe, notamment en France, où impôts et taxes sont importants, devraient donc rester élevés.

A la veille du sommet, le secrétaire général de l’OPEP, le Nigérian Mohammed Barkindo, reconnaissait que des incertitudes pèsent encore sur les cours, citant surtout la crise sanitaire. De grands pays comme l’Inde, troisième consommateur mondial de brut derrière les Etats-Unis et la Chine, la Thaïlande et le Japon sont loin d’en avoir fini avec le Covid, tout comme le Brésil ou le Pérou. La vaccination progresse, certes, mais l’apparition de variants plus transmissibles rend nerveux les acteurs du marché pétrolier, qui ont constaté un léger recul de la demande en avril.

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