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Le FMI prévoit une croissance mondiale plus rapide mais inégale en 2021

La reprise économique s’accélère dans un monde fragilisé par des trajectoires de croissance désynchronisées, et par un creusement des inégalités. Dans ses prévisions publiées mardi 6 avril, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance mondiale de 6 % pour 2021, contre 5,5 % dans ses dernières prévisions de janvier, et met en garde contre les disparités grandissantes entre pays.

En préambule du rapport, Gita Gopinath, l’économiste en chef du FMI, s’inquiète des « défis colossaux posés par des reprises qui divergent à la fois à l’intérieur des pays et entre eux, ainsi que par les dégâts économiques persistants de la crise ». La reprise est beaucoup plus rapide dans les économies avancées, qui peuvent compter sur des plans de soutien massifs, notamment le plan de 1 900 milliards de dollars (1 600 milliards d’euros) annoncé par le président américain Joe Biden, et un déploiement rapide des campagnes de vaccination.

Après la Chine, qui a retrouvé son niveau de PIB d’avant-crise, les Etats-Unis devraient voir, à leur tour, le bout du tunnel en 2021, avec une croissance à 6,4 %. « Ce que nous observons, c’est une reprise à plusieurs vitesses, qui est de plus en plus tirée par deux moteurs, les Etats-Unis et la Chine », observait Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, lors d’une conférence donnée le 30 mars. L’institution sise à Washington a relevé ses prévisions de croissance à 4,4 % pour la zone euro, qui ne devrait pas retrouver son niveau de PIB d’avant la pandémie d’ici à 2022, et pour l’Afrique subsaharienne qui, après avoir enregistré la contraction du PIB la plus importante de son histoire en 2020, devrait connaître une petite croissance à 3,4 % en 2021.

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Les revenus par habitant cumulés entre 2020 et 2022 seront inférieurs de 20 % à ce qu’ils auraient été sans la crise du Covid-19 dans les pays en développement (à l’exclusion de la Chine), contre seulement 11 % dans les économies avancées. Les pays émergents s’enfoncent dans la crise depuis un an. Ils sont les grands perdants de la pandémie.

Les inégalités se creusent

A l’origine de ces trajectoires divergentes, il y a les restrictions sanitaires et les plans de soutien qui varient d’un pays à l’autre, mais aussi des différences dans les spécialisations sectorielles, dans la part d’emplois pouvant être assurés en télétravail ou encore dans la qualité des infrastructures numériques. Les îles du Pacifique, qui cumulent de nombreux handicaps, comme la dépendance envers le tourisme et des marges de manœuvre budgétaires limitées, devraient connaître en 2024 un PIB inférieur de 10 % à ce qui était prévu avant la pandémie.

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