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Le financement participatif ne connaît pas la crise

L’année 2020 a été un bon millésime pour le crowdfunding. En période de pandémie où les Français sont restés coincés à la maison et collés à leurs écrans, cette façon d’investir en ligne pour financer un projet a fait un tabac. Publié en février, le baromètre 2020 élaboré par Financement Participatif France (FPF) représentant des acteurs du secteur et le groupe d’audit Mazars France fait état d’une collecte record de 1,02 milliard soit une hausse de 62 % par rapport à 2019. « En ces temps d’épidémie, le financement participatif a démontré la pertinence de son modèle, combinant le digital, la transparence et l’agilité », se félicite Bertrand Desportes, associé chez Mazars France.

La partie « placement » du crowdfunding comprenant le prêt rémunéré (crowdlending) et l’investissement dans le capital d’une société (crowdequity) se porte bien puisqu’elle a représenté 78,5 % de la collecte avec des progressions pour chaque catégorie de 45,8 % et 43 %. « L’an passé, on a constaté un report des investisseurs particuliers des prêts aux PME vers l’equity, c’est-à-dire l’apport de fonds propres à une société, et notamment vers le financement d’opérations immobilières. Ces actifs réels ont été davantage privilégiés depuis le début de la crise sanitaire », relève David Peronnin, dirigeant de la plate-forme ClubFunding.

Surtout actif en immobilier, le crowdequity est animé par des promoteurs qui font sortir des immeubles de terre et par de plus en plus de marchands de biens qui engagent des rénovations d’envergure dans une construction existante. Ce financement participatif concerne majoritairement des opérations dans le logement et se concentre dans trois régions à savoir l’Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et le Sud. « La taille des opérations à financer ne cesse de croître », constate Laurent Altmayer, fondateur de HelloCrowdfunding, un site de veille sur l’avancée des projets immobiliers financés.

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Cela s’explique notamment par un décret de la loi Pacte publié en octobre 2019 qui a relevé les plafonds de collecte des plates-formes de 2,5 à 8 millions d’euros par dossier proposé.
« La rémunération moyenne de 9,3 % en 2020 pour une durée d’immobilisation des fonds de vingt-sept mois reste assez stable dans le temps. En 2017, la performance servie était de 9,5 % », souligne Céline Mahinc, conseillère en gestion de patrimoine du cabinet Eden Finances qui réalise régulièrement des études sur le crowdfunding immobilier.

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