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L’ancien joueur, âgé de 63 ans, succède à Bernard Giudicelli à l’issue du vote des délégués des ligues et des comités départementaux, réunis en assemblée générale samedi.

Formellement, l’élection du président de la Fédération française de tennis (FFT) n’avait lieu que samedi 13 février à l’issue d’un vote en assemblée générale (AG). Mais son issue était connue. Le scrutin reposant sur le vote de 199 grands électeurs – les délégués des ligues et des comités départementaux – les derniers décomptes effectués montraient que Gilles Moretton avait rassemblé sur son nom la majorité d’entre eux. A l’issue de l’AG), il succède à Bernard Giudicelli, qui occupait ce poste depuis quatre ans. Les deux hommes étaient les seuls candidats en lice.

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Gilles Moretton, 63 ans, est ainsi le quatrième ancien joueur – après René Lacoste, Marcel Bernard et Philippe Chatrier – à prendre la présidence de la FFT depuis 1920. Ex-finaliste de la Coupe Davis 1982, il avait rangé ses raquettes du jour au lendemain après une défaite (en double) à Roland-Garros, en 1984.

Président de la ligue Auvergne-Rhônes-Alpes (ARA) depuis 2018, licencié à Saint-Maurice-de-Beynost (Ain), M. Moretton pourra s’appuyer sur des ligues de poids, comme la puissante Ile-de-France. Ou sur d’anciens joueurs, comme Arnaud Clément, Arnaud Di Pasquale, François Jauffret (président de la Ligue d’Ile-de-France), ou encore Amélie Oudéa-Castéra, l’une des rares femmes têtes d’affiche de son équipe (elle est actuellement l’une des dirigeantes du groupe Carrefour).

« Donner la parole aux clubs »

il avait déclaré au Monde il y a quelques mois, alors qu’il était en pleine campagne, que l’un des ses objectifs serait « de donner la parole aux clubs ». Il a promis qu’une fois élu, il leur octroierait le droit de vote pour élire le président, et instaurerait une consultation « au moins trois fois par an sur des thématiques fortes ».

Au plan sportif, M. Moretton a par ailleurs affiché sa volonté, durant sa campagne, de redresser la courbe du nombre de licenciés : leur nombre est passé de 1,1 million en 2012 à 979 000 en 2019. « Le tennis reste le deuxième sport en France [derrière le football], mais on n’est plus le sport à la mode. Il faut qu’on soit attractifs et recréer la dimension plaisir dans nos clubs », déclarait-il au Monde à l’automne 2020.

En ce qui concerne le haut niveau, il avait, en mai 2020 dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), déclaré nécessaire de « passer de la logique actuelle, qui est une logique de sélection, à une logique de formation ».

Dans un entretien à Corse-Matin mercredi, Bernard Giudicelli a toutefois fait valoir que, durant son mandat, le tennis français avait vu « l’éclosion des Gaston, Humbert et quelques autres, les trois titres mondiaux juniors d’affilée, ce qui ne s’était jamais produit dans l’histoire du tennis français ».

Un autre axe prioritaire du programme de M. Moretton porte sur la gouvernance de la fédération. Il a promis, en ce qui concerne la composition du comité exécutif (Comex), l’organe décisionnaire de la FFT composé de dix-huit personnes, de « revenir » à une représentation « proportionnelle », entre membres de sa propre liste et membres de la liste concurrente.

M. Moretton prend les commandes d’une fédération, qui, si elle figure parmi les plus riches, a malgré tout, comme les autres, accusé le contrecoup de l’épidémie de Covid-19. En 2019, la FFT affichait un budget de 325 millions d’euros, dont 255,4 millions provenant du seul tournoi de Roland-Garros. Mais le quasi-huis clos imposé au tournoi à l’automne 2020 a eu un impact financier que le directeur général de la fédération, Jean-François Vilotte, a chiffré « à 80 millions à 100 millions d’euros ». Il avait néanmoins assuré que les comptes étaient « à peu près équilibrés ».

Le parcours de Gilles Moretton

10 février 1958 : naissance à Lyon.

1979 : 8e de finaliste à Roland-Garros.

1982 : finaliste de la Coupe Davis perdue 4-1 contre les Etats-Unis, aux côtés de Yannick Noah, Henri Leconte et Thierry Tulasne.

1984 : retraite sportive.

1985 : fondateur du tournoi ATP de Lyon, puis de la Gilles Moretton Organization (GMO), spécialisée dans l’organisation d’événements sportifs.

2001 : président de l’ASVEL Lyon-Villeurbanne (jusqu’en 2014).

Depuis 2018 : président de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes de tennis.

Le Monde

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