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La start-up française Believe, qui s’occupe notamment de Jul, PNL et Naps, dans la cour des majors de la musique

Jeudi 10 juin au matin, le PDG de Believe, Denis Ladegaillerie, est attendu dans les locaux d’Euronext pour l’incontournable « cérémonie de la cloche » qui officialisera l’entrée en Bourse de son groupe, valorisé à près de 2 milliards d’euros. Une consécration pour ce distributeur musical qui accompagne 850 000 artistes, dont Jul, PNL et Naps, et des labels indépendants (Tôt ou Tard, Six et Sept, Groove Attack, AllPoints, Naïve, Nuclear Blast…) afin de les imposer sur les plates-formes de streaming du monde entier et les réseaux sociaux.

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Denis Ladegaillerie avait dédaigné plusieurs offres de rachat de sa start-up – aujourd’hui bien dérisoires – de la part de majors de la musique, en étant persuadé qu’il était plus prudent d’attendre. Bien lui en a pris, si l’on voit les valorisations stratosphériques du secteur musical, comme celle de Warner Music Group lors de son retour à la Bourse de New York voici juste un an (12,7 milliards d’euros) ou encore celle d’Universal Music (35 milliards d’euros) avant sa prochaine cotation à Amsterdam, prévue en septembre.

Believe surfe sur l’explosion du streaming musical – qui « représentera 80 % du marché de la musique enregistrée d’ici à 2027 », selon son PDG. L’entreprise créée en 2005 compte lever entre 280 millions et 309 millions d’euros pour financer sa croissance. Moins, donc, qu’initialement prévu (500 millions d’euros). « Nous préférons sécuriser nos acquisitions jusqu’en 2023, quitte à nous refinancer plus tard à des conditions plus avantageuses », explique M. Ladegaillerie. Cela permet aussi aux actionnaires de limiter la dilution de leur participation.

« Comprendre les algorithmes »

Cet apport d’argent frais permettra essentiellement « d’investir 100 millions d’euros par an », explique le PDG, qui souhaite racheter soit « des labels indépendants », dont il va accélérer la transformation numérique, soit « des labels déjà gérés par des manageurs de la génération Z, qui bénéficient d’une croissance rapide grâce leur développement digital », ou encore des activités technologiques destinées à compléter sa gamme de services. Après avoir déjà racheté dix-huit entreprises en six ans, dont TuneCore, son concurrent américain, le PDG de Believe vise une trentaine de cibles potentielles et a commencé des négociations exclusives avec sept d’entre elles.

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Les métiers du groupe se sont considérablement développés, pour donner plus de visibilité, donc plus d’écoute et de revenus, aux artistes, qu’ils soient ou non connus. Loin des partenariats conclus avec les télévisions ou les radios, il s’agit, dans le numérique, « de comprendre comment exposer les artistes à la plus large audience possible. Or 70 % des écoutes sur Spotify et 75 % sur YouTube sont générées par algorithmes. Il faut comprendre comment cela fonctionne, c’est une des clés du développement pour maximiser les audiences. A condition, toujours, que l’artiste soit bon », assure M. Ladegaillerie.

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