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La revitalisation des territoires, enjeu de la sortie de crise

La ville de Créon, en Gironde.

Vendredi 9 avril, Joël Giraud, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, effectuait un déplacement en Gironde. Au menu de cette visite au pas de charge : la signature de la convention d’adhésion de la commune de La Réole au dispositif Petites Villes de demain ; l’inauguration d’un pylône téléphonique à Saint-Ferme dans le cadre du plan Très Haut Débit ; une visite de l’espace France Services à Monségur ; la présentation d’un « tiers-lieu coopératif et solidaire » à Créon.

Toutes les semaines ou presque, c’est le même rituel. S’y ajoutent aussi les signatures des contrats de relance et de transition écologique, dans le cadre du plan de relance, ou les initiatives s’inscrivant dans l’agenda rural. Sans parler des précurseurs : Action cœur de ville, lancé en 2017, en direction des villes moyennes, et Territoires d’industrie. Autant de programmes financés par l’Etat et différents opérateurs, qui visent à accélérer le déploiement des politiques publiques dans des territoires – villes moyennes, petites villes, bourgs-centres, ruralité – longtemps demeurés les oubliés des politiques d’un Etat qui ne jurait plus que par la métropolisation. La crise des « gilets jaunes » et la crise sanitaire due au Covid-19 ont contribué à inverser le paradigme.

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« Ce n’est pas en trois ans qu’on va inverser plusieurs décennies de déclin des villes moyennes et des petites villes mais les résultats sont encourageants », se félicite le ministère de la cohésion des territoires, qui présentait récemment un point d’étape du programme Action cœur de ville, visant à renforcer l’attractivité des villes moyennes en investissant prioritairement dans leur centre-ville. Sur les 5 milliards d’euros de crédits prévus, 2,1 milliards ont d’ores et déjà été engagés, permettant de financer environ 6 000 opérations dans les 222 communes concernées.

En ce qui concerne les maisons France Services, permettant de regrouper les services de plusieurs administrations ou opérateurs de l’Etat sur un même site, dont Emmanuel Macron avait annoncé en avril 2019 vouloir porter leur nombre à 2 000 à la fin du quinquennat, 1 300 devraient avoir été labellisées en avril. Les craintes de voir disparaître les services publics dans les territoires ruraux se sont estompées. « On ne peut pas considérer qu’une trésorerie a une vie réelle quand elle a deux usagers par jour, note M. Giraud. Les élus locaux et les habitants en ont bien conscience. Il y a eu un basculement. On est passé du “c’est pour diminuer la présence de l’Etat” à “c’est un plus pour le territoire”. »

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