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La France veut « accompagner les réformes » en Tunisie

Le premier ministre, Jean Castex, et son homologue tunisien,  Hichem Mechichi, après un discours au Haut Conseil de coopération franco-tunisien, le 3 juin 2021.

Le premier ministre, Jean Castex, a affirmé la volonté de la France d’« accompagner les réformes » dans un « pays ami », lors de sa visite à Tunis, mercredi 2 et jeudi 3 juin. Le déplacement a été dominé par des entretiens avec le président de la République tunisien, Kaïs Saïed, et le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, l’ouverture du Haut Conseil de coopération franco-tunisien – un rendez-vous économique qui se tient tous les deux ans – et un passage obligé : une déambulation au cœur de la médina de Tunis.

La visite s’est conclue par un recueillement au Musée national du Bardo, six ans après l’attaque terroriste qui y avait fait vingt-quatre morts. La lutte contre le terrorisme et le contrôle de la migration devaient occuper une place de choix, mais ils ont été relégués au second plan avec le retour précipité à Paris du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à la suite de la panne des numéros d’urgence, mercredi soir.

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Dans une Tunisie endettée, affectée par un climat politico-social difficile, M. Castex a « surtout voulu donner du concret », confie une source diplomatique. L’objectif était d’aider le pays à affronter la crise sanitaire, mais aussi de « soutenir la Tunisie dans ses réformes économiques », impératives alors que le pays sollicite un nouveau prêt de 4 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros) auprès du Fonds monétaire international (FMI).

Sept accords de partenariat

Sur le plan sanitaire, la France a voulu témoigner de « sa solidarité » en envoyant trois machines de production d’oxygène pour les hôpitaux tunisiens, auxquelles s’ajouteront dix-huit respirateurs de réanimation, 38 000 tests antigéniques et 4,5 millions de masques FFP2. Le pays, bien qu’en pleine campagne de vaccination, est confronté à plus de 1 500 nouveaux cas de Covid-19 par jour et une moyenne quotidienne de soixante-dix décès.

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Les autorités ont mis en garde contre l’arrivée d’une quatrième vague, avec un pic prévu au mois d’août, en pleine saison touristique. Le secteur du tourisme est au plus bas depuis deux ans : les recettes ont chuté de moitié, dans un secteur qui représentait entre 8 % et 14 % du PIB. Une campagne de vaccination pour les professionnels du secteur commence ce vendredi, dans l’espoir de sauver la saison 2021-2022.

C’est sur le volet économique que le chef du gouvernement français s’est voulu pragmatique. Sept accords de partenariat économique d’une valeur de 81,2 millions d’euros ont été signés, parmi lesquels un crédit pour la création de six ports et un autre pour lutter contre les catastrophes naturelles, en particulier les inondations. Le numérique a aussi été au centre des discussions autour de la relance de l’investissement. Grâce à la proximité géographique entre la Tunisie et la France et les compétences tunisiennes, le secteur privé du pays souhaite profiter des relocalisations imposées par les effets de la pandémie sur les chaînes de production à l’échelle mondiale.

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