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Journée sous haute tension pour LR après l’annonce d’un accord avec LRM en PACA

Un ciel bas pesait, mardi 4 mai, sur le parti Les Républicains (LR). Pour la droite, ce devait être la journée de tous les dangers, le dénouement d’une tragédie en quatre actes débutée avec l’entrée en campagne de Renaud Muselier pour sa réélection à la tête de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA), mercredi 28 avril. L’acte deux a eu lieu dimanche 2 mai lorsque le premier ministre, Jean Castex, annonça lui-même l’alliance entre LR et le parti présidentiel dans les colonnes du Journal du dimanche, provoquant l’ire des élus de droite demeurés fidèles à la maison mère. Conscient du danger d’explosion de sa famille politique, Christian Jacob, le président de LR a immédiatement retiré son investiture à Renaud Muselier.

La journée de mardi devait voir se dérouler les actes trois et quatre avec, d’abord, le comité stratégique de LR en tout début de matinée, et la tenue d’une commission d’investiture consacrée à la région PACA, en toute fin d’après midi. Entre les deux, un certain suspense s’est installé aux alentours de la rue Vaugirard, siège du parti. Qu’allaient décider les dirigeants de la droite ? Exclure le président de la région PACA, comme certains l’ont demandée ? Monter en urgence une liste estampillée LR contre M. Muselier avec le maire de Cannes, David Lisnard, ou le député des Alpes Maritimes Eric Ciotti pour la conduire, comme le suggèrent certains depuis dimanche ? Car, de la première réunion rien n’est sorti ou presque. A part une catharsis généralisée.

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Réunies en comité stratégique pour discuter de la situation de Renaud Muselier, les figures les plus importantes de la droite ont eu, d’après plusieurs témoins, « une discussion franche ». Ils ont été ainsi plusieurs à reprocher une alliance mortifère à moyen terme pour la droite, selon eux. Parmi les présents, des figures historiques du parti comme François Baroin ou encore Jean-François Copé, mais aussi deux absents dont les ombres planaient, même si leurs noms n’ont quasiment pas été prononcés en une heure trente d’entretiens musclés : le maire de Nice, Christian Estrosi, et l’édile de Toulon, Hubert Falco.

Muselier coincé entre LR et LRM

Beaucoup de ténors en sont persuadés, ce sont eux les instigateurs du « deal » entre Renaud Muselier et La République en marche (LRM). « Tu as des amis malfaisants », a ainsi lâché Christian Jacob à son ami de longue date. L’élu du sud, lui, a reproché à son parti son incapacité à désigner un candidat à la présidentielle. Une fois la réunion terminée, Christian Jacob a réuni dans son bureau MM. Baroin et Muselier pour tenter de trouver un accord et surtout une porte de sortie. Ce dernier souhaitait trouver un compromis en excluant les ministres et parlementaires LRM de sa liste.

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