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« Je préfère être à l’école, j’ai trop de distractions à la maison » : le confinement vu par les enfants

Le 12 mai 2020, au lendemain de la réouverture des écoles, les élèves étaient séparés par des marques de distance de sécurité.

Il est 11 h 30, jeudi 1er avril, la cloche sonne à la sortie de l’école Buffon, dans le 5e arrondissement de Paris. C’est l’heure de manger et de profiter des derniers moments avec les camarades de classe, à la veille de la fermeture des écoles, vendredi soir, pour au moins trois semaines. Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 31 mars, qu’en raison de la crise sanitaire les cours se tiendraient à distance la semaine du 5 avril, avant deux semaines de vacances scolaires.

Toutes les deux élèves en CE1, Maëlys et Inès, accompagnées de leurs mamans, optent pour un pique-nique au Jardin des Plantes, avant de se dire au revoir. « Je pars à 15 kilomètres d’ici, chez ma mamie, pendant le confinement. J’espère au moins qu’il y aura ma cousine pour jouer avec moi », dit Inès, avant d’entamer son hamburger. « L’année dernière, ma maîtresse ne s’en sortait pas avec les cours à distance », se souvient Maëlys. Toutefois, elle préfère cette situation aux cours à l’école. « Au moins, à la maison, je peux prendre mon temps et me faire aider par ma maman », ajoute-t-elle, une frite à la main.

Selma (dont la maman a requis l’anonymat) , 8 ans, se remémore mars 2020. « J’ai peur que ce soit comme l’an dernier, car c’était très dur pour moi et je pleurais souvent. » Dans l’espoir de les faire travailler un minimum, « la maîtresse nous avait envoyé beaucoup de devoirs, j’en avais mal à la main », témoigne-t-elle en remuant son poignet gauche. Néanmoins, c’est un soulagement pour sa maman qui espère qu’après un confinement les conditions d’accueil des écoles seront meilleures.

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« Dans l’école, il y avait des cas contacts »

Yassin, élève en CM1, a, lui, « sauté de joie quand la fermeture des écoles a été annoncée », raconte sa maman en riant. Cartable noir sur le dos, le garçon ajoute de sa petite voix : « Avec l’augmentation du nombre de malades, il est normal que l’on soit confiné. Dans l’école, il y avait des cas contacts. »

Face l’augmentation des contaminations dans les écoles, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, puis Anne Hidalgo, maire de Paris, ont réclamé leur fermeture. Au 31 mars, Mme Hidalgo estimait que 20 000 élèves étaient déjà privés de cours, malades ou élèves d’une classe fermée en raison de l’épidémie. Les écoles sont « un des lieux majeurs de la contamination au Covid-19 », soulignait l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

A quelques mètres de la porte de l’école, Florence, 11 ans, confie d’un ton assuré : « Même si je comprends la fermeture, je préfère être à l’école, j’ai trop de distractions à la maison. » Henry, légèrement embarrassé, admet qu’il a hâte, et « espère pourvoir retourner dans [sa] maison de campagne ». Même s’il craint un prolongement du confinement, comme l’an dernier, il précise qu’il pourra toujours « appeler mes amis s’ils [lui] manquent ».

Jusqu’au lundi 5 avril, les Français pourront se déplacer et choisir leur lieu de confinement, a assuré Emmanuel Macron, lors de son allocution mercredi soir. Après cette date, les déplacements interrégionaux seront restreints, a précisé le lendemain le premier ministre, Jean Castex. Mais aller chercher un enfant laissé chez un parent ou un proche sera toutefois autorisé.

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