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Interpol lance une base de données mondiale, pour identifier des personnes disparues grâce à l’ADN familial

Le logo d’Interpol, le 30 septembre 2014.

« En 2004, la police croate découvrait le cadavre d’un homme dans l’Adriatique. L’état du corps ne permettant pas le recours aux techniques de comparaison des empreintes digitales ou à la reconnaissance faciale, l’identité de cet homme est demeurée inconnue pendant plus d’une décennie », écrit Interpol, l’organisation internationale de coopération policière, pour annoncer le lancement d’une nouvelle base de données qui permet d’identifier une personne disparue par la comparaison internationale de données génétiques familiales.

« En l’absence d’identifiants comme les empreintes digitales ou les radios dentaires, l’ADN est le seul moyen d’identification des personnes disparues qui peut être prélevé lors d’examens médicaux ou sur un objet personnel, comme une brosse à dents », rappelle dans un communiqué l’organisation sise à Lyon.

Ces prélèvements peuvent être comparés au profil ADN d’un cadavre ou de restes humains non identifiés, dans le but d’une recherche de concordance, comme le fait Interpol depuis 2004 avec sa base de données génétique. « Mais dans l’éventualité où il n’est pas possible d’obtenir directement de l’ADN de la personne disparue, celui des membres de sa famille (parents, enfants, fratries) peut être comparé », avec cette nouvelle base de données baptisée I-Familia, ajoute Interpol.

Consentement nécessaire des parents

Les parents « doivent donner leur consentement pour que leurs données puissent être utilisées à des fins de recherches internationales ». Leur profil ADN ne contient pas de données nominatives et il est communiqué sous forme de code alphanumérique.

S’il y a correspondance, des notifications seront envoyées aux pays qui ont fourni respectivement le matériel génétique provenant du cadavre non identifié et les profils ADN de la famille. Des vérifications complémentaires (comme avec des dossiers dentaires et des objets personnels) peuvent alors être effectuées pour confirmer la concordance.

« I-Familia est un outil humanitaire qui (…) ouvre de nombreuses possibilités nouvelles afin d’identifier les personnes disparues et pour fournir aux familles des réponses », s’est félicité le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock.

En 2020, plus de 12 000 notices jaunes, relatives à la disparition de personnes à la suite de « crimes, de conflits, d’accidents ou de catastrophes naturelles », ont été diffusées par Interpol.

A la fin de 2020, le cold case de l’Adriatique a été résolu. L’ADN des enfants d’un Italien porté disparu depuis 2004 a été ajouté à la base I-Familia et comparé aux ADN de l’ensemble des restes humains non identifiés enregistrés dans le système. Une concordance a été mise en évidence entre l’ADN des enfants et celui du corps retrouvé dans l’Adriatique.

Lire notre récit : La France veut rattraper son retard dans la résolution des « cold cases », ces crimes non élucidés

Le Monde avec AFP

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