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Indonésie : une bombe soupçonnée d’être à l’origine de l’explosion près de la cathédrale de Makassar

Une bombe est soupçonnée d’être à l’origine de l’explosion qui s’est produite dimanche 28 mars près de la cathédrale de la ville indonésienne de Makassar, a annoncé la police qui a confirmé qu’il y avait des blessés.

« Il y a eu une explosion, et nous soupçonnons qu’elle a été causée par une bombe », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la police de la province de Sulawesi du Sud, dont Makassar est la capitale. « Nous avons aussi trouvé des morceaux de corps humains et nous enquêtons pour savoir s’ils appartiennent à des assaillants ou aux personnes se trouvant à proximité. Des blessés ont été hospitalisés. »

Un prêtre interrogé par des médias locaux a, de son côté, affirmé que l’attentat avait été commis par un kamikaze. La déflagration s’est produite alors que la messe venait de s’achever dans la cathédrale du Sacré-Cœur-de-Jésus, siège de l’archidiocèse de Makassar, dans le sud de l’île de Célèbes. De nombreux véhicules ont été endommagés aux abords de l’édifice, autour duquel la police établissait un cordon de sécurité, selon un photographe de l’Agence France-Presse qui se trouvait sur place.

« Les gens rentraient chez eux »

« Nous avions terminé la messe et les gens rentraient chez eux quand cela s’est produit », a déclaré à la chaîne Metro TV un homme présenté comme un prêtre, et identifié sous l’unique nom de Willem. Il a affirmé qu’un membre de la paroisse avait tenté d’empêcher ce qu’il a décrit comme « un kamikaze » qui cherchait à entrer dans l’église. Il a ajouté qu’une dizaine de personnes avaient été blessées.

Les églises ont par le passé été la cible d’extrémistes en Indonésie, qui est le pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde. En mai 2018, une famille de six personnes, dont deux filles de 9 et 12 ans et deux fils de 16 et 18 ans, avait déclenché des bombes contre trois églises de Surabaya, la deuxième ville du pays, tuant plus d’une dizaine de fidèles. Cette famille radicalisée était liée au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah, qui soutient l’organisation Etat islamique, laquelle avait revendiqué les attaques.

La tradition de tolérance de l’Indonésie a été mise à l’épreuve ces dernières années par un développement des courants islamiques conservateurs, voire extrémistes, et les minorités religieuses, chrétiennes mais aussi bouddhistes et hindoues s’inquiètent de voir la coexistence religieuse mise à mal.

Le Monde avec AFP

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