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Immobilier : le marché parisien fléchit

La façade d'un immeuble haussmannien, à Paris, dans le 6e arrondissement.

Pour la première fois depuis plusieurs années, les prix de l’immobilier ont fléchi en 2020 à Paris. Pour certains professionnels, la pandémie est à la source de ce retournement. Pour d’autres, le marché parisien s’était stabilisé à un niveau élevé et commençait à stagner. La crise sanitaire n’aurait donc fait qu’accélérer la situation.

Quelles que soient les raisons de cette situation, le marché s’est bloqué en début d’année 2021 et les notaires du Grand Paris indiquent que le volume des ventes a diminué de 11 % en un an dans la capitale et de 6 % dans toute l’Ile-de-France.

Les prix de l’immobilier dans Paris ont également décéléré. La dernière note de conjoncture des notaires indique ainsi qu’ils ont diminué de 1,1 % entre fin 2020 et janvier 2021 et sont passés de 10 850 euros le mètre carré en octobre et novembre 2020 à 10 650 euros en janvier 2021.

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Même constat pour PriceHubble, start-up spécialisée dans les logiciels d’estimation de biens immobiliers, qui indique un recul des prix dans la grande majorité des arrondissements. Son étude, basée sur les annonces mises en ligne, montre que la plus forte baisse intervient dans le 18e, avec une chute de 4,35 % entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021. Vient ensuite le 11e, avec un repli de 4,21 %.

Même dégringolade dans les beaux quartiers (– 3,66 % pour le 15e, – 2,10 % pour le 6e ou encore – 2,14 % dans le 7e.) « Dans ces arrondissements, les prix se situent à un niveau élevé : au-delà de 15 000 euros le mètre carré en moyenne pour les 6e et 7», précise Loeiz Bourdic, directeur général de PriceHubble France.

Les petites surfaces plus touchées que les grandes

L’absence de touristes, qui louaient des petites surfaces meublées, désorganise également le marché. « L’occupation de ce type de logement avoisine les 20 % et les propriétaires qui se sont endettés pour les acheter et ne peuvent pas attendre sont obligés de vendre. Dans ce cas, il est possible de négocier et de faire baisser le prix », raconte Gilles Parent, directeur général des Agences réunies. Ce sont les studios qui ont été les plus affectés entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021 avec une baisse de 1,19 % ; leur prix moyen dans Paris reste néanmoins à un niveau élevé : 12 465 euros le mètre carré.

Tous les biens ne sont pas concernés. Après une diminution marquée en début d’année de 3,62 %, les prix des grands appartements familiaux, c’est-à-dire les cinq-pièces, repartent à la hausse avec un gain de 4,11 %. « Les biens au juste prix situés dans les beaux quartiers, lumineux et avec peu de défauts, partent toujours aussi vite. [Ceux situés] au rez-de-chaussée, un peu sombres ou [ceux qui sont] vétustes baissent particulièrement », témoigne Vithal Fhooblall, directeur de l’agence Stéphane Plaza immobilier du 17e arrondissement. Il constate cependant que les acheteurs sont plus agressifs et n’hésitent pas à négocier les prix.

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