Actualités

Gabriel Attal : « Agir pour l’égalité des chances, c’est être fidèle aux engagements de 2017 »

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, au palais de l’Elysée, le 13 janvier.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, issu du Parti socialiste, défend le bilan social du chef de l’Etat, disant vouloir « convaincre » davantage d’électeurs de gauche dans l’optique de la présidentielle de 2022.

Partagez-vous l’appel de plusieurs macronistes de gauche en faveur d’une politique sociale plus ambitieuse, notamment en matière d’égalité des chances ?

Il faut sans cesse renforcer les mesures pour l’égalité des chances et contre les discriminations car elles sont essentielles à l’équilibre de notre politique, le fameux « en même temps ». Avec la lutte contre le séparatisme, une stratégie d’entrave et répressive contre l’islam radical est mise en œuvre. En parallèle, il faut aller plus loin pour favoriser l’inclusion de tous les Français dans la République. Cela suppose de mettre davantage de moyens en faveur des quartiers défavorisés, comme nous l’avons fait récemment, en déployant 3 milliards d’euros sur la politique de la ville. Nous n’avons eu de cesse d’agir dans ce domaine. La deuxième jambe de notre projet, axé sur le « protéger », est mise en place depuis 2017, notamment avec nos mesures en matière d’éducation, comme le dédoublement des classes. Dans le projet de loi « séparatismes », la volonté de lutter contre les stratégies d’éviction de l’école de la République relève d’ailleurs de la même logique.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Egalité des chances : des macronistes appellent à un rééquilibrage à gauche

Comment expliquez-vous, dès lors, qu’Emmanuel Macron soit régulièrement accusé de ne pas en faire assez dans le domaine social ?

Quand j’échange avec des sympathisants de gauche en mettant sur la table toutes les réformes de progrès social depuis 2017, je me rends compte que l’enjeu porte avant tout sur notre capacité à porter politiquement ce bilan. Il peut y avoir le sentiment que le « libérer » serait plus assumé que le « protéger ». Or, sur le fond, tous les engagements qui ont fait vibrer les électeurs de gauche en 2017 ont été tenus, que ce soit sur l’école, la formation, le « zéro reste à charge » pour l’optique et le dentaire. Et depuis un an, la gestion de la crise sanitaire est purement sociale, le soutien aux précaires érigé en priorité.

S’y ajoutent de puissantes réformes structurelles, comme le Ségur de la santé, qui représente un investissement historique de 15 milliards d’euros, avec une revalorisation de 200 euros par mois pour tous les soignants. Ces moyens colossaux pour l’hôpital public, toutes les majorités de gauche en auraient rêvé ! Idem sur la politique de la ville, avec le doublement du budget de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, passé de 5 à 10 milliards d’euros. Les électeurs de gauche ont donc encore plus de raisons de se retrouver aujourd’hui dans l’action d’Emmanuel Macron qu’en 2017. C’est d’ailleurs le cas pour une partie d’entre-eux. Cela nous invite à en convaincre encore plus.

Il vous reste 35.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top