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Football : les clubs italiens participant à la Super Ligue seront exclus du championnat

Cristiano Ronaldo, au stade de la Juventus, à Turin, le 21 avril.

En réaction à la tentative de création d’une Super Ligue, la Fédération italienne de football a adopté, lundi 26 avril, une nouvelle règle, qui interdira aux équipes qui s’engageraient dans une compétition privée de participer au championnat national. Un club qui adhérerait à « des compétitions non reconnues par la fédération, l’UEFA [Union des associations européennes de football] et la FIFA [Fédération internationale de football] » perdait d’office son affiliation au championnat, a annoncé le président de la fédération italienne, Gabriele Gravina, à l’issue d’un conseil fédéral.

En tout début de semaine dernière, 6 clubs anglais, 3 espagnols et 3 italiens, parmi les plus riches d’Europe, avaient lancé un projet de compétition semi-fermée, où 15 des 20 places auraient été réservées tous les ans aux 15 mêmes fondateurs. Face au tollé médiatique et politique et à la réaction indignée des supporteurs, les six clubs anglais – Manchester City, Manchester United, Liverpool, Chelsea, Tottenham et Arsenal – avaient été les premiers à faire machine arrière, mardi soir.

Lire notre éditorial: Projet de Super Ligue : la victoire de l’argent, le mépris du public

La Juventus et le Milan AC persistent

L’Inter Milan a fait part mercredi de son retrait après le départ des six clubs anglais, mais la Juventus Turin et l’AC Milan ont été moins clairs, prenant acte de l’échec de la formule sans préciser s’ils quittaient ou non le projet.

La Juventus, dont le président, Andrea Agnelli, est l’un des principaux instigateurs de la Super Ligue avec son homologue du Real Madrid, Florentino Perez, avait déclaré la semaine dernière rester « convaincue du bien-fondé des hypothèses sportives, commerciales et juridiques » du projet et « engagée dans la recherche de la construction de valeur à long terme pour le club et pour le mouvement footballistique dans son ensemble ».

L’AC Milan, contrôlé depuis 2018 par le fonds d’investissement américain Elliott, a également jugé qu’une « évolution est nécessaire pour progresser » et a prôné « un modèle durable pour le monde du football ».

Les trois « sécessionnistes » italiens sont dans le collimateur de la Serie A : onze clubs ont écrit ce week-end à la Ligue italienne de football pour réclamer une assemblée en urgence afin d’« analyser les actes graves des clubs [impliqués dans le projet de Super Ligue] et de leurs dirigeants et les conséquences en découlant », selon La Repubblica.

L’UEFA promet des sanctions aux frondeurs

Par ailleurs, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a assuré dimanche, dans le journal Mail on Sunday, qu’il y aurait des sanctions contre les clubs qui ont tenté de lancer cette Super Ligue dissidente. « Tout le monde doit subir les conséquences de ce qu’il a fait et on ne peut pas prétendre que rien n’est arrivé », a-t-il estimé.

Le dirigeant du football européen a placé les six clubs anglais à part, dans la mesure où ils ont été les premiers à rentrer dans le rang. « Pour moi, il y a une grosse différence entre les clubs anglais et les six autres. Ils se sont retirés en premier, ils ont admis leur erreur. Il faut une certaine grandeur de caractère pour dire : “Je me suis trompé.” »

Ils n’échapperont pas pour autant à toute conséquence, mais celles-ci seront moins fortes, même si Ceferin s’est refusé à préciser l’éventail des sanctions envisageables. « Tout le monde sera tenu pour responsable (…). Est-ce que ce sera disciplinaire ? Est-ce que ce sera par une décision du comité exécutif ? On verra. Il est trop tôt pour le dire », a-t-il simplement conclu.

Le Monde avec AFP

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