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Football : candidat à la présidence de la fédération, Frédéric Thiriez promet de doubler le nombre de licences

Frédéric Thiriez, en novembre 2015.

Frédéric Thiriez a enfin confirmé ce qui se murmurait depuis plusieurs semaines : il briguera la présidence de la Fédération française de football (FFF), lors de l’élection prévue le 13 mars 2021.

Après une campagne officieuse, cet automne, auprès d’acteurs influents, l’ancien patron de la Ligue de football professionnel (LFP, 2002-2016) a acté sa candidature. Annonce officielle faite, mardi 15 décembre, dans un long entretien à L’Equipe, pour convaincre les « grands électeurs » représentatifs des clubs professionnels (37 % des votants) et du football amateur (63 %).

Cette prise de parole survient alors que le président sortant de la FFF, Noël Le Graët, bientôt 79 ans, a prévu d’attendre la mi-janvier pour dire s’il solliciterait ou non les suffrages de l’assemblée fédérale pour un quatrième mandat de quatre ans.

A 68 ans, M. Thiriez est soucieux d’occuper le terrain. Dans un document de cadrage dont Le Monde a pris connaissance, l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation énonce une promesse ambitieuse.

Même si un mandat ne dure que quatre ans, le candidat Thiriez s’engage à doubler le nombre de licenciés d’ici à… dix ans. Il entend faire passer à la FFF le cap des « 4 millions de licenciés ». Dont un million de licences féminines, précise-t-il, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui. « Le football français n’a aucune raison de limiter ses ambitions, au mauvais prétexte qu’il manquerait de terrains dans les villes et d’éducateurs en zone rurale. »

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« Programme participatif »

La FFF est l’organisation sportive la plus puissante du pays (2,2 millions de licences en 2019), malgré la perspective d’une baisse du nombre de licences en raison du Covid-19. Dans ce contexte sanitaire, l’ancien représentant du football professionnel clame son intention de développer « un véritable plan de sauvetage du football amateur ».

En matière de gouvernance, il souhaite se démarquer du président sortant. « Le temps est révolu où les choses se décidaient d’en haut de manière autoritaire et verticale », est-il écrit. Sans pour autant envisager, dans son document, un nombre limite de mandats successifs à la présidence de la FFF, ou un âge plafond.

Le juriste entend présenter, à la fin de janvier 2021, « un programme participatif » à partir « des remontées du terrain ». Sur le plan institutionnel, il propose de créer « un conseil des sages composé d’anciens internationaux », auprès du comité exécutif de la FFF. Il peut déjà compter sur le soutien de l’ancien défenseur des Bleus Basile Boli… et espère peut-être rallier à sa cause Luis Fernandez, qui avait émis l’envie d’une alternative à M. Le Graët.

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