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Face à la répression de la junte en Birmanie, le rapporteur de l’ONU craint « un regain de violence »

Des appels à la désobéissance civile ont continué d’être lancés, mardi 16 février, en Birmanie malgré le durcissement de la répression par la junte. « Je crains un nouveau regain de violence mercredi en Birmanie », a déclaré le rapporteur des Nations unies (ONU) Tom Andrews, tirant la sonnette d’alarme après avoir « reçu des informations selon lesquelles des soldats avaient été envoyés depuis des régions périphériques vers Rangoun », la capitale économique du pays, où se massent les manifestants.

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« Les militaires pourraient être sur le point de commettre des crimes encore plus graves contre le peuple de Birmanie », a ajouté M. Andrews, qui s’sst dit « terrifié ». Il rappelé que « dans le passé, de tels mouvements de troupes ont précédé des meurtres, des disparitions et des détentions à grande échelle ».

Les connexions coupées dans la nuit de mardi à mercredi

Les militaires n’ont cessé de durcir le ton depuis leur coup d’Etat, le 1er février, ainsi que l’arsenal répressif : ils ont autorisé les perquisitions sans mandat ou les placements en détention pour une courte période sans le feu vert d’un juge. Une loi très liberticide sur la cybersécurité est également en train d’être mise en oeuvre.

Les arrestations se poursuivent. Plus de 420 personnes – responsables politiques, médecins, militants, étudiants, grévistes – ont été placées en détention ces deux dernières semaines, d’après une ONG d’assistance aux prisonniers politiques.

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Les généraux continuent parallèlement à s’attaquer aux outils de communication. Très tôt mercredi (à 1 heure), les connexions Internet ont été presque totalement coupées, pour la cinquième fois depuis le putsch. Les deux jours précédents, elles avaient été rétablies huit heures plus tard.

Aung San Suu Kyi de nouveau inculpée

Le rapporteur des Nations unies a également déclaré qu’il avait « entendu qu’un procès secret » d’Aung San Suu Kyi et de l’ex-président Win Myint avait commencé cette semaine.

Déjà poursuivie pour avoir illégalement importé des talkie-walkies, l’ex-dirigeante de 75 ans fait face à une nouvelle inculpation pour avoir violé « la loi sur la gestion des catastrophes naturelles », a annoncé mardi à l’AFP son avocat Khin Maung Zaw, précisant qu’une nouvelle audience devait avoir lieu le 1er mars.

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Le département d’Etat américain s’est dit « préoccupé » par cette annonce et a appelé l’armée à libérer immédiatement « tous les dirigeants politiques et civils, les journalistes, les militants pour les droits humains et autres membres de la société civile injustement détenus » ainsi qu’à « rétablir le gouvernement démocratiquement élu ».

Le Monde avec AFP

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