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Esteban Ocon : « Nous avons encore beaucoup à faire pour nous rapprocher des écuries de tête »

Esteban Ocon, 24 ans, s’apprête à disputer sa quatrième saison en formule 1.

A 24 ans, Esteban Ocon s’apprête à disputer sa quatrième saison en formule 1, sa deuxième au sein de l’écurie de Renault, rebaptisée Alpine F1 Team. Le jeune pilote veut poursuivre en 2021 sur la dynamique de la fin de saison dernière et espère un changement de hiérarchie en 2022 avec l’instauration d’une nouvelle réglementation technique.

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La saison 2021 débute dimanche par le Grand Prix de Sakhir (Bahreïn), là où, le 6 décembre, vous aviez décroché votre premier podium en F1, avec une deuxième place. Cela vous inspire-t-il ?

Mon premier podium m’a fait du bien et il m’a mis en confiance. Forcément, j’ai envie de le reproduire. Plus généralement, les podiums que l’équipe a réussis en fin d’année ont montré nos progrès [son ex-équipier, l’Australien Daniel Ricciardo, a terminé troisième du Grand Prix d’Emilie-Romagne et de celui d’Eifel]. On commence à être solide. C’est super intéressant. Il faut continuer dans cette voie. Je dois améliorer les petits détails et encore travailler. Je suis prêt.

Renault a terminé en 2020 à la cinquième place du classement des constructeurs. Alpine peut-elle faire mieux ?

Il faut déjà attendre la première séance de qualifications. A partir de là, on en saura plus sur nos objectifs. On veut se rapprocher des équipes de tête. Toutes les écuries s’améliorent et travaillent dur. L’étau se resserre avec l’imminence de la nouvelle réglementation technique en 2022. Il faut améliorer notre fiabilité.

2021, c’est l’année du grand changement pour vous et pour Renault ?

C’est vrai que beaucoup de choses ont changé : j’ai un nouvel équipier [Fernando Alonso], l’équipe a un nouveau nom [Alpine], il y a de nouvelles personnes chargées de la direction [Laurent Rossi devient président, Marcin Budkowski est directeur exécutif et Davide Brivio, directeur de la compétition]. Au fond, c’est super excitant de constater cet engouement énorme du groupe Renault pour la formule 1. Cela met en confiance.

Et vous n’en avez pas fini avec les changements, puisque en 2022 la F1 connaîtra son big bang avec l’instauration d’une nouvelle réglementation technique, portant notamment sur le comportement aérodynamique des voitures…

Ce sera une année très importante. Peut-être une opportunité pour toutes les équipes de repartir d’une feuille blanche. Cette saison, certaines voudront continuer à développer la voiture actuelle et d’autres voudront d’ores et déjà se tourner vers 2022.

La hiérarchie bien établie pourrait-elle être bousculée ?

Oui, il y a la possibilité de tout refaire de zéro. On peut créer une machine qui sera meilleure que celles de la concurrence. A chaque fois qu’il y a une nouvelle règle, on assiste à un changement de hiérarchie. On espère que ça sera, là aussi, le cas.

Vos patrons ont parlé d’une évolution – pas d’une révolution – de la monoplace de l’an passé. Est-ce réconfortant d’avoir un point de stabilité ?

La voiture est en effet une évolution de celle de 2020, mais il y a quand même énormément de pièces nouvelles. Pour moi, on peut quand même dire que l’équipe a créé une nouvelle monoplace.

Vous allez collaborer avec un prestigieux coéquipier, l’ancien double champion du monde Fernando Alonso. La F1 a ceci de particulier que l’on est avant tout en concurrence avec son partenaire au sein de l’écurie. Est-ce un rapport délicat ?

Il n’y a aucune raison de penser à d’éventuels problèmes. On est avant tout une équipe, on est unis. Bien sûr, au sein du garage, il y a traditionnellement deux côtés : un pour chaque pilote et sa voiture. Mais on partage toutes les données, on travaille ensemble pour le bien du collectif. Nous avons encore beaucoup à faire pour se rapprocher des écuries de tête et pour accrocher plus souvent des podiums.

Le team manager d’Alfa Romeo, Frédéric Vasseur, racontait que son deuxième pilote, Antonio Giovinazzi, s’était parfois trop étalonné sur l’expérimenté Kimi Räikkönen. Au côté de Fernando Alonso, parviendrez-vous à garder votre singularité ?

J’ai connu malheureusement une année sans Grand Prix alors que je me sentais bien [en 2019, il avait été rétrogradé par Racing Point]. Le passé est le passé. En 2020, je suis arrivé au sein d’une nouvelle équipe, qui est très compétitive. Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre en place, mais, sur la fin d’année, j’ai réussi à combler l’écart avec Daniel [Ricciardo]. Aujourd’hui, je débute ma deuxième année avec l’équipe. Je vais essayer de monter en puissance. Bien entendu, je vais regarder ce que fait Fernando, écouter son retour sur la voiture, mais je vais rester moi-même. Il n’y a aucun doute.

Avec la convalescence de Fernando Alonso, qui a chuté à vélo, vous avez dû assurer seul certaines responsabilités : notamment le « shakedown », le premier petit roulage d’avant-saison, ou la présentation de la nouvelle monoplace, nommée Alpine A521…

Ce qui est surtout important, c’est de bien se préparer avec l’équipe. J’ai pu faire le shakedown, qui est un test crucial, même s’il ne représente que 100 kilomètres. Il permet de voir les petits détails à améliorer, comme ma position dans la voiture ou la position des pédales. On a pu dégrossir tout ça avant l’entame à Bahreïn. Désormais, Fernando est de retour et on peut partager ce rôle.

L’an passé, la saison avait été bouleversée par le Covid-19 et réduite à dix-sept courses. Quelles ont été les contraintes lors de la préparation ?

La pandémie a surtout des répercussions sur les voyages. C’était parfois compliqué quand on se rendait en Angleterre. On devait respecter des jours de quarantaine avant de se rendre à l’usine [à Enstone, en Angleterre]. Cela ne nous a pas impactés sur la préparation en elle-même. On a réalisé pas mal de choses en virtuel. Ce n’est pas exactement pareil mais c’est quand même d’une grande aide.

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