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Enquête | Quatre nouvelles plaintes pour viols et agressions sexuelles contre le couple de producteurs Louvin-Moyne, notamment sur des mineurs

Le producteur Gérard Louvin et le directeur artistique de la société Glem Daniel Moyne à Neuilly-sur-Seine, le 20 juin 2003.

Un neveu mythomane en quête d’argent, prêt à de fausses accusations pour parvenir à ses fins. Résumé, voilà le portrait peu flatteur qu’ont brossé, sur les plateaux télévisés, les avocats des producteurs Gérard Louvin et Daniel Moyne, Mes Christophe Ayela et Céline Bekerman, après la révélation par Le Monde du dépôt d’une plainte, le 8 janvier, par le neveu de M. Louvin visant son oncle et son mari pour « viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant », « complicité de viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant » et « corruption de mineurs ». Dans un communiqué publié le 25 janvier, les producteurs ont dénoncé des « calomnies » et des « accusations mensongères », sur fond d’« ignoble chantage » à l’argent.

Mais Olivier A., aujourd’hui âgé de 48 ans, n’est désormais plus le seul à avoir saisi la justice. Outre le neveu, quatre autres hommes ont déposé des plaintes – que Le Monde a consultées – par le biais du même avocat, Me Pierre Debuisson, fin janvier et début février, auprès du procureur de Paris, dénonçant des agressions sexuelles et des viols et mettant en cause le couple Louvin-Moyne. Les différents témoignages et éléments recueillis par Le Monde dessinent un système au schéma répétitif, ayant concerné plusieurs jeunes garçons dont certains ont accepté de témoigner.

« Même scénario de prédation »

Si les faits dénoncés sont prescrits, « cette accumulation de plaintes et la libération de la parole de ces victimes, trop longtemps muselée, fissure une omerta jusqu’à présent très solide, et leurs récits révèlent un même scénario de prédation du couple Louvin-Moyne », estime MPierre Debuisson.

Longtemps personnage phare de la télévision française, producteur d’émissions à succès comme « Sacrée soirée », « Ciel mon mardi ! » ou « Sans aucun doute », chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur depuis 2003, Gérard Louvin, et son compagnon, Daniel Moyne, tous deux âgés de 74 ans, se seraient servis, selon les témoignages recueillis, de leur réussite professionnelle pour abuser de leur position dominante. Des récits totalement démentis par les avocats des deux producteurs, qui déplorent une « cabale ». Gérard Louvin dénonce auprès du Monde des « ragots tout aussi hallucinants que malveillants » et se « demande si nous ne sommes pas en train de faire le procès de l’homosexualité ».

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